Grande distribution : "Il faut passer de la guerre des prix à une transparence des marges"

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Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture, était l'invité politique d'Europe 1 samedi matin. 1:04
Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture, était l'invité politique d'Europe 1 samedi matin.
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Invité d'Europe 1, Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, a plaidé pour une plus grande transparence autour des opérations commerciales qui se déroulent de la production à la vente en supermarché, de manière à mieux rémunérer les agriculteurs.
INTERVIEW

Si face à la crise économique déclenchée par le Covid-19, de nombreuses enseignes de supermarché se sont engagées à accueillir les petits commerçants, le bras de fer se poursuit entre la grande distribution et les producteurs autour des prix cassés. "Il faut passer de la guerre des prix à une transparence des marges, pour qu’elles soient mieux réparties", a expliqué samedi, au micro d'Europe Matin, Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation.

"On fait beaucoup de choses pour faire en sorte que la grande distribution mette en valeur les produits français", martèle ce responsable gouvernemental. "J’ai obtenu des engagements de la part des patrons des sept principales enseignes de la grande distribution", poursuit Julien Denormandie, pour "faire en sorte que la grande distribution puisse être un acteur des produits frais et locaux".

Surveiller de près les opérations commerciales

Désormais, l'objectif de l'exécutif est de faire en sorte que les marges que s'octroient les grandes surfaces, au détriment des paysans, profitent aussi aux filières agricoles. "Le grand combat est de faire en sorte que cette répartition des valeurs puisse être mieux faite, et que nos agriculteurs puissent être mieux payés", explique Julien Denormandie. Il évoque la loi Egalim, pour l'équilibre des relations commerciales entre le secteur agricole et les géants de l'alimentaire, votée en 2018. Pour autant, les efforts doivent se poursuivre.

"La loi ne peut pas tout, dans une économie les relations commerciales sont des rapports de force", concède le ministre, qui assure toutefois : "on a un suivi de toutes les opérations commerciales qui se déroulent entre la grande distribution et les acteurs, tout au long de la chaîne alimentaire."