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Arthur de Laborde
Alors que le mouvement de colère des agriculteurs s'accentue, la pression augmente pour la Macronie et ses eurodéputés qui pour la plupart se sont prononcés en faveur du durcissement des normes environnementales dénoncées par les exploitants.

Lors de son entretien avec la FNSEA et les Jeunes agriculteurs ce lundi à Matignon, Gabriel Attal a promis des réponses rapides. À cinq mois des élections européennes, cette mobilisation des agriculteurs accentue sur les épaules du Premier ministre.

Une pause réglementaire

Au cœur de la grogne des agriculteurs se cache surtout l'Europe et des normes environnementales assommantes. Cette colère contre Bruxelles pose un problème politique à la Macronie. S'ils assurent soutenir la lutte contre le réchauffement climatique, les agriculteurs expriment un ras-le-bol des normes vertes pour lesquelles ils passent trop de temps à remplir des formulaires. 

Usages assouplis des pesticides, restrictions d'irrigation ou encore jachère obligatoire... autant de règlements européens jugés trop contraignants. Emmanuel Macron lui-même semble en être convaincu. En mai dernier, il avait évoqué la nécessité d'une pause réglementaire au nom de la compétitivité.

Soutien de la Macronie à Bruxelles

Un processus de simplification est désormais promis en novembre par le gouvernement. Le paradoxe étant que ces contraintes environnementales ont largement été soutenues par la France à Bruxelles et votées par les eurodéputés macronistes.

Une ligne assumée par plusieurs poids lourds du camp présidentiel qui soulignent la nécessité de concilier les besoins du secteur agricole sous tension et la transition écologique. Mais face à la colère, à cinq mois des élections européennes, tous espèrent des concessions importantes de la part du gouvernement.