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Drapeau israélien retiré au Parlement européen : Rima Hassan assume, la droite s’indigne

L’eurodéputée LFI Rima Hassan est au cœur d’une nouvelle polémique au Parlement européen. Elle est accusée d’avoir retiré le drapeau israélien installé dans le cadre d’une exposition en hommage aux victimes du 7-Octobre. Un geste qu’elle assume, suscitant la colère de la droite et du camp nationaliste.

Une stratégie de bordélisation à l’œuvre au Parlement européen et dans les rangs des Insoumis. L’eurodéputée LFI Rima Hassan se retrouve au centre d’une nouvelle polémique ces dernières heures. 

La militante pro-palestinienne est accusée d’avoir projeté au sol les drapeaux israélien et européen installés dans les couloirs du Parlement de Strasbourg, à l’occasion d’une exposition rendant hommage aux victimes des attaques du 7 octobre 2023. Un geste indécent, parfaitement assumé par l’Insoumise.

"Je n’ai pas touché au drapeau européen"

Dans l’entourage de Rima Hassan, on assume un geste qui s’inscrirait "dans la dénonciation du génocide toujours en cours". L’élue insoumise a d’ailleurs elle-même réagi. Si elle récuse s’être attaquée au drapeau européen, elle ne nie pas avoir retiré celui d’Israël. "Je n’ai pas touché au drapeau européen, il est simplement tombé", s’est-elle défendue.

Pas question pour le vice-président LR du Parlement européen, François-Xavier Bellamy, de laisser passer cette provocation, comme il l’expliquait à la mi-journée. "Madame Hassan, nous ne vous laisserons pas faire. En commémorant les attentats du 7-Octobre, nous nous engagerons à redire ensemble : plus jamais ça", a-t-il clamé.

La colère des oppositions

À ce stade, aucune sanction concrète n’a été décidée, même si Roberta Metsola, la présidente du Parlement européen, déclare prendre ces accusations extrêmement au sérieux.

Des accusations qui ont suscité la colère de la droite et du camp nationaliste. Bruno Retailleau pointe ainsi du doigt le silence coupable du groupe insoumis, qui, selon lui, en dit long sur la "gangrène antisémite" qui le ronge. Fabrice Leggeri, député européen et porte-parole du RN, considère qu’avec LFI, même la mémoire des victimes du terrorisme devient un terrain de provocation.