En Israël, Gadi Eizenkot, le principal challenger de Benjamin Netanyahu, a été chargé par le président Herzog de former la prochaine coalition gouvernementale. L'ancien chef d'état-major semble bien être placé pour devenir le prochain Premier ministre, mais rien n'indique qu'il puisse y parvenir.
Quelques jours après les élections en Israël, le président Isaac Herzog a chargé Gadi Eizenkot de former la prochaine coalition gouvernementale. Mais la tâche s'annonce difficile pour l'ancien chef d'état-major.
Car c'est l'un des nombreux paradoxes dont la vie politique israélienne a le secret. Gadi Eizenkot, chef de file d'une formation de centre droit, bénéficie, sur le papier, du soutien de 67 des 120 députés de la Knesset.
Un délai de 28 jours pour former une coalition
Une large majorité parlementaire donc, mais peut-être pas suffisante pour former un gouvernement, car il faudrait, pour ce faire, composer avec les 19 députés des deux partis arabes. Ce à quoi se refuse l'un des alliés politiques d'Eizenkot, l'ancien ministre de la Défense, Avigdor Liberman.
Ce dernier assure que les députés de son parti voteront contre l'établissement d'un gouvernement minoritaire qui bénéficieraient du soutien, plus ou moins tacite, des élus des partis arabes, à qui il reproche, entre autres, de ne pas avoir condamné assez clairement le terrorisme palestinien.
Dans ces conditions, une majorité, même relative, pourrait échapper à l'ancien chef d'état-major. Une autre option serait d'attirer les partis religieux, alliés et fidèles de Benjamin Netanyahu. Mais cela impliquerait de renoncer aux promesses de campagne de l'opposition sur l'enrôlement des jeunes religieux ultra-orthodoxes.
La tâche s'annonce donc particulièrement ardue pour Gadi Eizenkot. Il dispose pour la mener à bien de 28 jours, puis d'une éventuelle prolongation de deux semaines. S'il échoue à former un gouvernement, le président de l'État désignera un autre candidat. Ce serait alors au tour de Benjamin Netanyahu de tenter sa chance.