De Villiers : "Macron ne voit pas que nous sommes face à un problème de colonisations"

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Philippe de Villiers 2:49
"Macron ne voit pas que nous sommes face à un problème de colonisations", assure Philippe De Villiers. © Europe 1
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Le fondateur du Puy du Fou, ancien ministre et président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers alerte sur Europe 1 sur les problèmes qui menacent la France, selon lui. Il évoque notamment la "colonisation" et dénonce l'aveuglement d'Emmanuel Macron. 
INTERVIEW

Philippe de Villiers, ancien président du Mouvement pour la France, publie un nouvel essai Le jour d'après. A cette occasion, il dresse sur Europe 1 un bilan sévère du mandat d'Emmanuel Macron. "Je pense qu'en fait Emmanuel Macron est arrivé à l'Elysée avec trois mantras : la souveraineté européenne, il a tout faux, la mondialisation heureuse, on a vu ce que ça donne, et la fameuse start-up nation libérée des forces créatrices", explique-t-il. "C'est un échec complet, c'est l'échec d'une idéologie."

Dans son livre, il relate un dîner à l'Elysée avec le couple présidentiel au cours duquel il aurait interpellé Emmanuel Macron sur la question de "l'assimilation" et de la "filiation". "Il ne semble pas voir ce que je vais vous dire : nous sommes face à un problème, non seulement d'invasion mais de colonisation de peuplement, avec un différentiel démographique qui va nous être très défavorable dans quelques années", souligne Philippe de Villiers. Une théorie d'un "Grand remplacement" déjà évoquée à plusieurs reprises par l'ancien ministre. 

"Nous sommes un pays submergé"

"Vous avez les assaillants qui voudraient qu'on accepte la récusation de l'héritage", poursuit l'auteur, qui dénonce "la cancel culture, l'intersectionnalité et le néoféminisme" qui veulent "détruire" la France. Il déplore également la phrase d'Emmanuel Macron sur le sujet en février 2017 : "La colonisation est un crime contre l'humanité". "Un chef d'Etat qui dit ça ne peut pas se représenter", commente Philippe de Villiers.

"C'est trop grave dans le contexte actuel : nous sommes un pays submergé, envahi, un pays soumis. On a un président de la République qui continue de nous faire la discrimination positive, le privilège blanc, l'épigraphie des rues avec la diversité : il va dans le sens contraire de ce qu'il faudrait faire."