De Montchalin : "Si l'épouse de Gilles Le Gendre a été recrutée, c'est qu'elle a des compétences"

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La nomination à la FDJ de la femme du chef de files des députés LREM Gilles Le Gendre fait polémique. Sur Europe 1, la secrétaire d'État aux Affaires européennes Amélie de Montchalin nie tout conflit d'intérêt.
INTERVIEW

C'est une affaire embarrassante pour la majorité. La nomination à la FDJ de Raphaële Rabatel, épouse du chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre, alors même qu'était votée la privatisation de l'entreprise, crée la polémique. La secrétaire d'État aux Affaires européennes Amélie de Montchalin, interrogée vendredi soir sur Europe 1, nie tout conflit d'intérêt.

"Si certains ont des questions sur les conflits d'intérêt, on a des autorités pour ça"

"Je trouve détestable qu'une femme compétente ne puisse pas mener sa carrière à bien, parce qu'elle a un mari qui a lui-même des activités. Il faut éviter de considérer que, dans un couple, l'un devrait forcément se mettre en retrait de l'autre quand il y a des choses intéressantes qui correspondent à ses compétences. Si elle a été recrutée, c'est qu'elle a des compétences", assure la secrétaire d'État.

 

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"Si certains ont des questions sur les conflits d'intérêt, on a des autorités pour regarder les choses en profondeur. Je crois au droit et à la loi", poursuit Amélie de Montchalin.

Vives critiques de l'opposition

De nombreux élus de l'opposition ont critiqué la nomination de la femme de Gilles Le Gendre, qui doit devenir directrice de la communication de la Française des Jeux. "Si cette information est exacte, c'est profondément choquant. Surtout venant d'une majorité donneuse de leçons comme jamais !", a notamment tweeté le député LR Daniel Fasquelle.

Raphaële Rabatel "a exercé des fonctions similaires" dans d'autres sociétés et "a été choisie pour ses compétences", a réagi l'entourage de Gilles Le Gendre auprès de l'AFP. Le projet de loi Pacte de Bruno Le Maire, adopté définitivement jeudi par un ultime vote de l'Assemblée, prévoit le transfert au privé de la majorité du capital de la FDJ.