Covid : "Les régions veulent être partenaires, on nous traite comme des adversaires", déplore Pécresse

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Alors que l'hypothèse d'un troisième confinement semble se préciser de plus en plus, Valérie Pécresse a jugé lundi sur Europe 1 cette décision "inéluctable". Surtout, la présidente d'Ile-de-France a déploré le manque de collaboration entre les régions et l'Etat. "Quand on veut aider, il faut nous laisser aider", a-t-elle plaidé. 
INTERVIEW

Pour beaucoup, cela ne fait plus guère de doutes : le gouvernement va bel et bien annoncer dans les jours qui viennent un troisième confinement, pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, qui poursuit lentement mais sûrement sa progression en France. "Si un reconfinement est inéluctable, alors il faut nous le dire et il faut qu'on le prépare", a lancé lundi sur Europe 1 Valérie Pécresse. Mais la présidente de la région Ile-de-France a surtout fustigé le manque de collaboration entre l'Etat et les collectivités. "Nous voulons être partenaires et on nous traite comme des adversaires. C’est inutile et c’est stérile", a-t-elle déploré.

"On tend la main, tout le temps. Moi, ça fait des mois que je dis au gouvernement 'laissez-nous vous aider. Laissez-nous participer'. Donc on ne comprend pas", a insisté Valérie Pécresse. "Et ce qu'il faut que le gouvernement entende, c'est que les Français veulent des résultats et qu'ils veulent que toutes les bonnes volontés se mettent autour de la table".

"Tout ça, on l'a fait tout seul"

La présidente de la région Ile-de-France, à qui l'on prête volontiers des ambitions nationales, a ensuite fait le bilan de ses propres initiatives. "La semaine dernière, dans ma région, nous avons créé un fonds d'aides vaccinales pour que les maires qui se retrouveraient dans la panade, obligés d'organiser à la dernière minute les centres de vaccination, puissent récupérer des moyens financiers supplémentaires. On a fait la gratuité des transports à la demande pour que les personnes âgées de 75 ans puissent aller gratuitement dans les centres de vaccination. Mais tout ça, on l'a fait tout seul", a regretté Valérie Pécresse.

L'ancienne ministre a toutefois refusé de se substituer au gouvernement. "La décision qu'il va devoir prendre, elle est importante, c'est de savoir si le confinement précoce est plus efficace pour le pays, pour sauver des vies et pour sauver notre économie, que d'attendre", a rappelé Valérie Pécresse. "C'est sa décision, elle lui appartiendra et quelle qu'elle soit, moi, je la soutiendrais".