Xavier Bertrand regrette le retard pris par la campagne de vaccination. 4:35
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Antoine Terrel , modifié à
Invité dimanche du "Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/CNews", le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand a invité Emmanuel Macron à "reconnaître ses erreurs" dans sa gestion de l'épidémie de coronavirus. Le candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2022 reproche à l'exécutif de ne pas avoir suffisamment investi dans les vaccins.
INTERVIEW

Critiqué de toutes parts pour son refus d'un confinement strict au mois de février, mais aussi pour le retard pris par la campagne de vaccination contre le coronavirus, Emmanuel Macron assume sa stratégie, refusant tout "mea culpa". Une attitude que regrette le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/CNews. "Dans la vie publique, il ne faut pas hésiter à reconnaître ses erreurs", déclare le candidat à la prochaine élection présidentielle.

"Mais il y a pire que de ne pas vouloir reconnaître ses erreurs, c'est de ne rien en apprendre", poursuit Xavier Bertrand. Et d'interroger : "Comment voulez-vous qu'il y ait ensuite la confiance avec le peuple français ?"

"Qu'on arrête avec la communication politique"

"Je voudrais qu'on arrête avec la communication politique et qu'il n'y ait pas de décalage entre les paroles et les actes", dit encore Xavier Bertrand. Selon lui, entre les Français et le président de la République, "il n'y a pas de confiance". Même manque de confiance entre les élus locaux et Emmanuel Macron : "Il n'y a pas ce dialogue qu'on devrait avoir avec l'État", déplore-t-il, en fonction depuis les élections régionales de décembre 2015..  

Sur Europe 1, l'ancien LR insiste sur l'importance de la vaccination pour venir à bout de l'épidémie. "La question de la stratégie vaccinale est clé. Quand aurons-nous suffisamment de vaccins pour protéger les Français ?", demande Xavier Bertrand, réclamant "vérité et transparence" sur la question de la vaccination.

"On a rechigné à payer le prix fort pour les vaccins"

Pour l'ex-ministre de la Santé, la France n'a pas mis suffisamment de moyens pour se fournir en vaccins. "La stratégie du départ n'a pas été la bonne. On a rechigné à payer le prix fort pour les vaccins", dénonce Xavier Bertrand. "Les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont payé rubis sur l'ongle, ont payé le prix fort pour avoir des vaccins."