Collaborateur fictif : l'ex-député Alain Marsaud condamné à un an avec sursis et 300.000 euros d'amende

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Le député était accusé d'avoir détourné des fonds publics en rémunérant sa fille pour un emploi fictif de collaborateur parlementaire. © AFP
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Cette peine décidée mardi avait été proposée par le parquet national financier (PNF) et acceptée dans le cadre d'une procédure de "plaider coupable".

L'ancien député LR Alain Marsaud a été condamné mardi à Paris à un an de prison avec sursis, 300.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour avoir détourné des fonds publics en rémunérant sa fille pour un emploi fictif de collaborateur parlementaire.

Dommages et intérêts pour l'Assemblée nationale. Par ailleurs, les sommes détournées et indûment utilisées, d'un montant total de 204.777 euros sur quatre ans, ont été confisquées et seront quasiment intégralement reversées comme dommages et intérêts à l'Assemblée nationale, qui s'est portée partie civile dans cette procédure

Une peine proposée par le Parquet national financier. Lors d'une courte audience publique, le président de la 32ème chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a homologué cette peine proposée par le parquet national financier (PNF) et acceptée par l'ancien magistrat dans le cadre d'une procédure de "plaider coupable", une "comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité" (CRPC).

Pendant quatre années. L'ancien élu est le premier parlementaire condamné dans une affaire d'emploi familial fictif dans le cadre de cette procédure. Il a été condamné pour des détournements de fonds publics sur les périodes allant de septembre 2005 à août 2007 lorsqu'il était député de la Haute-Vienne, puis de juillet 2012 à août 2014, lorsqu'il était député de la 10ème circonscription des Français à l'étranger.

Il avait reconnu d'emblée les faits. C'est un signalement de Tracfin qui a déclenché l'enquête du PNF fin 2017. Alain Marsaud a d'emblée reconnu les faits, devant les enquêteurs de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière, puis devant les magistrats du parquet. A l'audience, l'ancien magistrat antiterroriste a à nouveau reconnu les faits et s'est refusé à tout commentaire auprès de la presse.