Pour ces Havrais, Edouard Philippe doit maintenant quitter Matignon

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Le Premier ministre Edouard Philippe, réélu au Havre, va-t-il se consacrer à son mandat ? 1:20
Le Premier ministre Edouard Philippe, réélu au Havre, va-t-il se consacrer à son mandat ? © Christophe Petit Tesson, AFP
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Edouard Philippe a été réélu dimanche assez confortablement maire du Havre, avec près de 59% (58,93%) des voix face au communiste Jean-Paul Lecoq. Le Premier ministre sort donc renforcé de cette élection malgré une abstention de 58% dans sa ville. Et les Havrais souhaitent pour beaucoup le voir revenir durablement.
REPORTAGE

"Vive Edouard !" Xavier ne quitte pas des yeux le visage de son champion affichée sur les écrans. Dans le hall de l'hôtel de ville du Havre, l'ambiance était électrique dimanche entre soutiens et opposants au Premier ministre, avec en toile de fond, cette question : va t-il revenir au Havre effectuer son mandat municipal ? Au moment des résultats, les cris de joie se sont mêlés aux insultes des opposants, mais Xavier s'en moque : c'est gagné. Edouard Philippe est réélu avec 58,93% des voix.

"Le Havre, c'est Edouard"

"C'est une folie ! Le Havre c'est Edouard, il faut le soutenir !", applaudit Xavier. Et à la question 'où doit-il être après cette réélection', pas de doute pour lui : "Au Havre, au Havre ! Bien sûr, on ne peut pas faire les deux. On est entièrement au Havre, point barre, avec nous - et nous serons avec lui."

Tout près, Evelyne et Jean-Charles, couple de retraités, applaudissent aussi leur maire. "Ce serait bien qu'il vienne au Havre. Il n'a pas fini avec les retraites, il y a eu de la tempête, mais c'est un homme solide, il a tenu la route donc c'est bien qu'il soit là", analyse Jean-Charles.

"Un fantôme"

Et tant que ça ne sera pas le cas, ses opposants lui reprocheront de les avoir trompés. "Ça va être un fantôme ici au Havre, on ne le verra jamais", déplore par exemple Gaetan. "Donc là, il va faire quoi ?"

En repartant, Edouard Philippe s'est arrêté pour quelques selfies, interpellé par un "Monsieur le Premier ministre, vous allez à Paris ?", mais question ignorée par le Premier ministre jusqu'à ce qu'il disparaisse dans sa voiture.

Europe 1
Par Justin Morin, édité par Séverine Mermilliod