Biden élu : Attal espère le "retour d'une approche plus coopérative" des Etats-Unis

, modifié à
  • A
  • A
Gabriel Attal 1:08
Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, était l'invité du Grand Rendez-vous d'Europe 1, dimanche. © Europe 1
Partagez sur :
Joe Biden a clamé, samedi, sa victoire lors de l'élection présidentielle américaine. Invité du Grand Rendez-vous dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, espère que l'arrivée d'un nouvel occupant à la Maison-Blanche permettra aux Etats-Unis de rompre avec l'isolationnisme.
INTERVIEW

La Maison-Blanche va accueillir un nouveau locataire, après la victoire de Joe Biden, samedi, lors du scrutin présidentiel américain. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, était l'invité du Grand Rendez-vous d'Europe 1 avec CNews et Les Echos, dimanche. Il s'est réjoui de la nomination de l'ancien vice-président d'Obama et a appelé à un renouvellement du dialogue des États-Unis avec leurs alliés et les institutions internationales. "C’est probablement le retour à une plus approche coopérative sur un certain nombre de sujets multilatéraux", a-t-il déclaré.

L'accès de Joe Biden au poste de président des États-Unis est-il aussi une victoire pour la France ? Gabriel Attal s'est avant tout réjoui d'une "participation record", mais espère aussi voir la première puissance mondiale reprendre sa place dans le concert des nations. Le repli sur soi qui a caractérisé la présidence de Donald Trump pourrait, selon lui, prendre fin.

Le retour au sein de l'OMS et dans les accords sur le climat

"C'est important pour plusieurs sujet, notamment la lutte pour la défense du climat", affirme Gabriel Attal, qui ajoute qu'Emmanuel Macron avait immédiatement dénoncé la décision de Donald Trump de se retirer unilatéralement des accords de Paris. Joe Biden a d'ores et déjà fait part de son intention de réintégrer les États-Unis dans ce traité.

Enfin, le dialogue sur les enjeux sanitaires pourrait être facilité et déboucher sur une détente avec l'Organisation mondiale de la Santé. Après avoir durement critiqué l'action de l'OMS, Donald Trump avait annoncé en juillet la suspension des contributions et le départ de l'institution. "Il y beaucoup à attendre de la nouvelle administration", conclut le porte-parole du gouvernement.

Europe 1
Par Antoine Cuny-Le Callet