Affaire Benalla : Pénicaud espère qu'il n'y aura "pas d'obstruction" à l'Assemblée

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L'affaire Benalla "est aussi utilisée - je crois que personne n'est dupe - comme moyen d'obstruction" à l'Assemblée nationale, a déploré lundi la ministre.
L'affaire Benalla "est aussi utilisée - je crois que personne n'est dupe - comme moyen d'obstruction" à l'Assemblée nationale, a déploré lundi la ministre. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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La ministre du Travail a rappelé lundi l'importance de faire voter son projet de loi Avenir professionnel malgré l'affaire Benalla qui perturbe l'Assemblée nationale. 

La ministre du Travail Muriel Pénicaud "espère" qu'il n'y aura "pas d'obstruction" à l'Assemblée nationale sur son projet de loi Avenir professionnel en raison de l'affaire Benalla, jugeant par ailleurs "choquantes" les images montrant les violences reprochées à ce collaborateur du président.

"Attendre le résultat de l'enquête". "Tout le monde est d'accord. Les images qu'on a vues sont inacceptables, choquantes. Le président de la République (Emmanuel Macron) l'a exprimé aussi. C'est très clair qu'il ne peut pas y avoir d'impunité", a assuré la ministre lundi sur France Culture. "C'est pour ça" que trois enquêtes - judiciaire, administrative et parlementaire - sont lancées, a-t-elle ajouté. "Il faut attendre le résultat" de ces enquêtes pour que "toute la vérité soit connue".

"Cette affaire est utilisée". Pour autant, a ajouté Muriel Pénicaud, "cette affaire est aussi utilisée - je crois que personne n'est dupe - comme moyen d'obstruction" à l'Assemblée nationale au projet de loi de réforme constitutionnelle "qui touche au nombre de parlementaires, à leurs intérêts, à leurs avantages", a-t-elle dit.

"Besoin que cette loi soit votée". "J'espère qu'il n'y aura pas d'obstruction" pour l'examen en deuxième lecture du projet de loi Avenir professionnel lundi après-midi à l'Assemblée après l'échec de la commission mixte paritaire la semaine dernière, a poursuivi la ministre. Muriel Pénicaud espère aussi "qu'ils n'auront pas le cynisme de faire de l'obstruction" sur un texte "qui va permettre à des jeunes d'entrer en apprentissage à la rentrée". "On a besoin que cette loi soit votée", a-t-elle insisté.