A Amiens, Mélenchon et Ruffin main dans la main pour pilonner la réforme des retraites

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Photo d'illustration © BERTRAND GUAY / AFP
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A Amiens, dans la Somme, Jean-Luc Mélenchon, le patron de La France Insoumise, et François Ruffin, député du département, ont marché côte-à-côte pour critiquer "l'hallucination libérale" d'Emmanuel Macron.

"Macron nous fait payer cher son hallucination libérale" : le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et le député de la Somme François Ruffin ont vilipendé côte à côte le président et son projet pour les retraites, jeudi dans une manifestation à Amiens. Avant un meeting commun à 18 heures 30, les deux élus ont participé à une assemblée générale de cheminots sur le parvis de la gare puis à une manifestation dans la cité picarde, au 43ème jour de mobilisation contre le projet du gouvernement.

Ils ont tous les deux ciblé le président de la République. "Cet homme nous fait payer très cher son hallucination libérale : après le code du travail, le statut de la fonction publique, les retraites", s'est exclamé Jean-Luc Mélenchon au micro de l'assemblée générale. D'où sa demande - rejetée rapidement par le PS et le PCF mardi - d'une motion de censure commune de la gauche à l'Assemblée nationale contre le gouvernement : "Allez-vous en, on vous a assez vu !"

"Le président n'est pas à la hauteur des enjeux"

"C'est l'indécence d'un pouvoir qui veut avancer sans le reste de la société, seulement avec le CAC40, qui bat des records absolus de distribution de dividendes", a critiqué de son côté François Ruffin. "Le président n'est pas à la hauteur des enjeux, son projet est anti-écolo parce qu'augmenter le temps de travail c'est favoriser le productivisme", a-t-il ajouté.

"Cette réforme ne suscite l'enthousiasme de personne, mais la Ve République offre à Macron les moyens de passer en force", a dénoncé l'auteur de "Ce pays que tu ne connais pas" (2019), ajoutant: "Son pari de faire 20% en 2022 et affronter Marine Le Pen au second tour pour l'emporter est cynique".

Europe 1
Par Lionel Gougelot avec AFP, édité par Maxime Dewilder