"Notre crédibilité passe par la baisse du déficit" (Carrez)

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Alors que le gouvernement a pour objectif de ramener le déficit public à 4,6% du PIB l'an prochain et même 3 % en 2013, Gilles Carrez, le rapporteur UMP du Budget à l'Assemblée nationale, a estimé sur Europe 1 mardi : "on peut y arriver et il faut y arriver, parce que toute notre crédibilité est basée sur notre engagement de baisse de déficit".

"Cet objectif de 4,6% du PIB - ce qui fait à peu près 90 milliards d'euros - il faut s'y tenir parce que si nous conservons une bonne notation, c'est que nos créanciers continuent de nous faire confiance et s'ils continuent de nous faire confiance, c'est parce que nous respectons nos engagements", a souligné le député UMP du Val-de-Marne.

Mais, avec le déficit de croissance, Gilles Carrez estime qu'il faut dégager "5 milliards d'euros de marge de manœuvre supplémentaire". Selon lui, "il faut les trouver en faisant des économies, parce que ce qui caractérise notre pays, c'est le très haut niveau de dépenses publiques".

Le rapporteur UMP du Budget à l'Assemblée nationale a proposé plusieurs pistes : "je propose que nous nous obligions à équilibrer le bonus malus automobile". Autre impératif, à ses yeux : "dès lors que l'on fait des économies en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux qui part en retraite, on ne doit rendre que la moitié, et non presque plus les deux tiers, sous forme de mesures catégorielles aux fonctionnaires en place". Enfin, le député a engagé "les opérateurs des établissements publics, des entreprise publiques, à limiter leur dépenses de fonctionnement, de même que l'Etat et les collectivités locales".

"Je suis partisan de réduire un certain nombre de niches fiscales et sociales", a aussi insisté le député. "Les augmentations générales d'impôt c'est pas d'actualité aujourd'hui, par contre, je pense que l'on peut solliciter les ménages français les plus aisés avec un effort exceptionnel de 2%. Pour 1 million d'euros de revenus annuel, un effort exceptionnel de 10.000 euros, ce n'est pas la mer à boire", a-t-il fait valoir.