Bayrou : la proportionnelle, "ça n’est pas un risque"

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Le président du MoDem veut modifier les règles électorales. Et si le FN en profite, ce dernier ne pourra plus se limiter à une posture d'opposition systématique.

La proportionnelle "ça n’est pas un risque parce que les François qui votent doivent être également représentés au parlement quel que soit leur vote. Pourquoi ça n’est pas le cas aujourd’hui ? Parce que ce ne sont pas les citoyens qui sont représentés, c’est uniquement les appareils des deux partis dominants. La preuve, on vient de voir cela : nous en 2007, le Front national aujourd’hui (récolte) 20% des voix et deux sièges. Les Verts ? 2% des voix, 20 sièges. Pourquoi ? C’est uniquement parce qu’ils ont un accord avec le PS.  Si vous acceptez de vous soumettre aux deux appareils dominants, vous êtes représentés", a dénoncé François Bayrou, président du MoDem, dimanche dans le Grand Rendez-vous d’Europe 1 – Le Monde – i>Télé.

"C’est le résultat d’institutions inadaptées, il faut les changer. Cela n’est pas un problème secondaire, c’est un problème essentiel. Le fait que 40% des Français ne puissent pas être représentés dans les institutions, c’est un problème qui touche tous les Français", a-t-il ajouté.

Passer à des élections à la proportionnelle, n'est-ce pas ouvrir un boulevard au Front National ? François Bayrou n'y croit pas : "regardez l’Italie : il y avait un monsieur qui s’appelle Pepe Grillo qui a fait un score incroyable aux dernières élections puisqu’il est devenu le premier parti italien ou presque. Il a eu des centaines de représentants à l’Assemblée nationale et au Sénat. En six mois il s’est complètement effondré parce que les gens ont vu".