Cinq jours après l’agression mortelle de Quentin Deranque à Lyon, une minute de silence sera observée à l’Assemblée nationale. Si aucune interpellation n’a encore eu lieu, au moins cinq suspects ont été identifiés. L’enquête, requalifiée en homicide volontaire, se poursuit activement.
L’enquête progresse. Cinq jours après l'agression mortelle de Quentin Deranque à Lyon, une minute de silence sera observée à l'Assemblée nationale ce mardi après-midi en hommage à ce jeune homme de 23 ans, lynché par au moins six personnes masquées et encagoulées en pleine rue. À ce stade, aucune interpellation n’a encore eu lieu, mais au moins cinq suspects auraient été identifiés.
La plupart seraient affiliés à La Jeune Garde
Les suspects sont principalement de jeunes hommes, dont la plupart seraient affiliés à La Jeune Garde. Ce groupuscule d'extrême gauche, qualifié d’ultra-violent, est en cours de dissolution. Il a été fondé par le député LFI Raphaël Arnault.
Pour le moment, aucune interpellation n’a donc été effectuée, mais l'enquête avance. Les policiers ont entendu une quinzaine de témoins et poursuivent leurs investigations, comme l'a expliqué le procureur de Lyon, Thierry Dran.
"Les analyses des vidéos qui ont pu être récupérées sont en cours. Des constatations techniques se poursuivent toujours très activement. À ce stade, l'enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs des faits criminels, en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police. Puis les interpellations seront effectuées", a-t-il précisé.
Une fois les suspects interpellés, une information judiciaire sera ouverte, puisqu'il s'agit de faits de nature criminelle. L’enquête a été requalifiée lundi en homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs. Les suspects encourent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.