Cinq jours après l’agression mortelle de Quentin Deranque à Lyon, aucune interpellation n'a pour l'heure été faite. Les auteurs sont en train d’être identifiés, selon le procureur de la République. Des témoins de la scène et qui ont porté plainte affirment savoir de qui il s’agit : des membres de la Jeune Garde, groupuscule antifa fondé par le député LFI Raphaël Arnault. Une menace de l'ultra-gauche régulièrement sous-estimée, bien que largement documentée.
Depuis la mort de Quentin, jeune lyonnais de 23 ans lynché par des militants d'extrême-gauche, une partie de la classe politique pointe du doigt cette mouvance et des membres de la Jeune Garde, groupuscule antifa créé par Raphaël Arnault, député LFI. Une menace qui ne serait pas prise suffisamment au sérieux.
Des mouvances surveillées par les services de renseignement
Environ 10.000 personnes en France gravitent autour de cette mouvance. 3.000 d’entre elles sont fichées S, pour sûreté de l’État et font l’objet à ce titre d’un suivi par les services de renseignement.
Sans hiérarchie claire et ordonnée, il est difficile d’établir une cartographie précise de l’ultra-gauche. D’autant qu’elle se développe dans toute une myriade d’écosystèmes associatifs, comme les collectifs de sans-papiers ou d’aide aux migrants…
Les Soulèvements de la Terre, la ZAD de Notre-Dame des Landes ou encore les black-blocs... Tous font partie de cette mouvance. "La collusion entre militants associatifs et contestataires d’ultra-gauche est avérée dans plusieurs territoires", peut-on lire dans une note du renseignement territorial.
Une menace présente dans tout l'Hexagone
A Caen, Dijon, Clermont-Ferrand, Toulouse, Cenon, Tours ou encore Lyon… Rompus à la clandestinité, ils investissent les lieux publics, entrent par effraction dans des écoles ou des théâtres avant de les mettre à disposition de squatteurs.
Dans cette mouvance, gravitent aussi des activistes qui s’exercent au maniement des armes. Selon les informations d’Europe 1, une dizaine d’entre eux a infiltré la communauté airsoft en France.
Ils multiplient les entraînements violents avec des répliques d’armes tirant des billes en plastique. En forêt, en rase campagne voire même dans des décors de centre-ville.