Selon les informations d'Europe 1, des stages de formation au combat de rue ont été organisés au cours des derniers mois, auxquels des membres de la Jeune Garde ont participé. Ce groupe d'ultra-gauche est pointé du doigt après la mort de Quentin à Lyon samedi.
Cinq jours après le lynchage de Quentin à Lyon et la mort du jeune homme samedi 14 février, les auteurs de l’agression courent toujours. Pourtant, certains témoins de la scène ayant porté plainte affirment avoir formellement identifié les agresseurs. Parmi eux, des membres de la Jeune Garde, groupuscule d’extrême gauche fondé par le député LFI Raphael Arnault.
Ce sont des militants extrémistes ultra violents, adeptes des batailles rangées et des actions coups de poing. Pour cela, les membres de ces groupuscules s’entraînent en toute discrétion. Selon les informations d'Europe 1, depuis 2024, au moins neuf stages de formation aux combats de rue ont été identifiés par les autorités.
Des simples stages d'auto-défense ?
Le Vigan dans le Gard en avril 2025, Pontarion dans la Creuse le mois suivant ou encore Uzerche en Corrèze à la rentrée scolaire... Pour chacun de ces stages, les militants d’extrême gauche se réunissent par dizaines sur plusieurs jours où ils s’entraînent à combattre en toute discrétion.
D'après les informations d’Europe 1, des instructeurs professionnels sont spécifiquement recrutés pour apprendre aux membres de ces groupuscules extrémistes à se bagarrer. Ils s’entraînent à faire des clés de bras, des étranglements et surtout à porter des coups.
Selon les stages, différents sports sont pratiqués : la boxe, la lutte, et même du systema, art martial russe basé sur la respiration. Les participants, pour beaucoup appartenant à la Jeune Garde, présentent ces formations comme des stages d’auto-défense pour faire face aux militants de droite.
Il s’agit en réalité de programmes qui n’ont qu’un seul but : militariser les groupuscules d’extrême gauche et s’entraîner aux combats de rue, à l’image du lynchage en réunion de Quentin, à Lyon, jeudi dernier.