Ce mardi 17 février dans l'après-midi, une minute de silence a été observée à l'Assemblée nationale en hommage à Quentin, qui a succombé à ses blessures samedi après avoir été tabassé par au moins six individus masqués et cagoulés à Lyon.
Près d'une semaine après le lynchage de Quentin, 23 ans, à Lyon, par un groupe d'individus cagoulés, qui a conduit à sa mort, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence ce mardi après-midi.
"Personne ne devrait mourir pour ses idées"
"Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées", a débuté la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Depuis le perchoir de l'hémicycle, elle a assuré que "l'Assemblée nationale condamne unanimement et sans réserve tous les actes de violence et de haine".
Avant d'entamer la minute de silence, l'élue a cité Robert Badinter, rappelant que "dans une démocratie apaisée ce n'est pas l'affrontement qui doit régner mais le droit". Avant de terminer en invitant chaque élu à prendre ses responsabilités car, "il revient à chacun de nous d'être les garants de la dignité du débat public et d'appeler au calme".
Cette minute de silence observée en amont des traditionnelles questions au gouvernement, a été décidée ce mardi matin en conférence des présidents, suite à une demande émise par le député Eric Ciotti. Ce dernier avait d'ailleurs annoncé plus tôt dans la journée, sur son compte X, que sa demande avait été entendue.
Si l'enquête pour déterminer les circonstances de la mort de Quentin se poursuit, le collectif Némésis assure qu'il est décédé des suites d'une agression perpétrée par des antifas, dont certains seraient membres de La Jeune Garde, en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon, jeudi dernier.