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Mort de Quentin Deranque : sept personnes mises en examen et placées en détention provisoire

Jacques-Élie Favrot, l'assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, est mis en examen pour complicité de meurtre. [© Alex MARTIN / AFP]

L'enquête du meurtre de Quentin Deranque à Lyon progresse. Sept personnes ont été mises en examen, six pour homicide volontaire et Jacques-Élie Favrot, attaché parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, pour complicité de meurtre. 

Sept mises en examen jeudi soir dans l'affaire Quentin Deranque, six pour homicide volontaire, la dernière, celle de Jacques-Élie Favrot, attaché parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, pour complicité de meurtre.

Au moins quatre d'entre eux viennent de passer leur première nuit en prison. L'enquête est loin d'être terminée. Un communiqué du procureur a officialisé qu'en tout, ce sont six jeunes gens proches de la Jeune Garde qui ont été mis en examen et qui ont été placés en détention provisoire. Donc six sur sept personnes interpellées, le septième a été placé sous contrôle judiciaire.

Jacques-Élie Favrot est mis en examen pour complicité de meurtre

Parmi ces sept hommes mis en examen, il y en a un avec un statut spécial : Jacques-Élie Favrot, l'assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault. Il est mis en examen pour complicité de meurtre et non pour homicide volontaire, comme les six autres.

Pour son avocat, maître Bertrand Sayn, c'est une distinction "importante". Il confirme auprès d'Europe 1 : "M. Favrot n'a pas donné de coups directs susceptibles d'avoir causé le décès de M. Deranque. Il ne s'agissait absolument pas d'un guet-apens, mais bien d'un affrontement. Je crois que c'est les termes qu'il faut retenir". 

Un avocat qui tente donc de minimiser le rôle de Jacques-Élie Favrot. Pourtant, ce que signifie ce distinguo de la justice, ce n'est pas que c'est moins grave, c'est plutôt que le jeune homme est considéré comme l'instigateur des coups, le donneur d'ordre. Ce qui n'est pas moins grave puisque cette classification est passible d'une peine de prison de 30 ans, tout comme l'homicide volontaire. 

Le procureur de Lyon a indiqué jeudi que les enquêteurs poursuivaient toujours leur travail d'identification des protagonistes pour parvenir à de nouvelles arrestations.