Les épisodes de canicule ont un impact économique : la productivité baisse, il faut adapter les horaires, retarder des chantiers, des projets. Une étude publiée par Sia s'intéresse aux conséquences sur les usines, l'industrie lourde en particulier. Le constat est sans appel : sans adaptation, 80% d'entre elles seront très exposées d'ici 2030.
Les entreprises souffrent elles aussi des différents épisodes caniculaires qui touchent la France. Une étude de Sia s'est intéressée aux conséquences de la chaleur sur la productivité des usines.
Elle a ciblé des secteurs comme l'acier ou le ciment, des matériaux de base, donc indispensables à toute la chaîne d'approvisionnement, une vulnérabilité climatique qui entraîne souvent du chômage partiel, qui demande de nouvelles manières de travailler.
"Certaines machines ne sont plus en capacité de travailler avec des chaleurs très importantes"
Il y a un risque humain bien sûr avec plus d'accidents, l'anticipation est donc obligatoire et doit se faire très rapidement, explique Stéphanie Ruaudel, directrice énergie et environnement au cabinet Sia.
"Certaines machines ne sont plus en capacité de travailler avec des chaleurs très importantes. Il y a aussi un certain nombre d'industries qui ont été obligées de diminuer, voire de s'arrêter pour préserver l'eau. Si vous avez un incendie qui détruit vos entrepôts dans lesquels il y avait soit votre production soit vos matières premières, cela va avoir des impacts pour plusieurs semaines ou plusieurs mois".
Une adaptation nécessaire puisqu'il s'agit également de souveraineté, si vos industries de matière première sont à l'arrêt et ne peuvent plus reprendre correctement avec l'enchaînement des épisodes de canicule, l'approvisionnement se fera ailleurs. En Chine par exemple, où les usines sont souvent mieux préparées qu'en Europe.