En cette journée nationale de réflexion sur le don d'organes et de la greffe, les organismes rappellent l'importance d'en parler à ses proches, de son vivant. À l'instar de Marilyne qui, après la mort de son fils, a respecté sa volonté et a donné ses organes.
Ce lundi 22 juin marque la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et de la greffe. Actuellement, près de 23.000 personnes sont en attente d'un don ou d'une greffe en France.
Près de 80% des Français se déclarent favorables au don d’organes, mais 37% des familles refusent les dons après le décès d’un proche.
"Il faut vraiment en parler avant"
Plus que jamais, il est donc important d'en parler en famille. C'est le cas de Maryline, qui en avait discuté avec son fils Nathanaël. Ce dernier a 25 ans lorsqu'il décède d'un accident de moto. Malgré la douleur immense ressentie, sa mère fait don de ses organes. Un geste qui s'imposait comme une évidence pour la maman.
"Je n'ai pas hésité à faire des dons d'organes parce que ça avait été un choix avant de Nathanaël. Si je ne l'avais pas su, je ne sais pas ce que j'aurais fait. Ce n'est pas facile parce qu'on a déjà l'accident, le décès à gérer... Il faut vraiment en parler avant, quand on est en pleine santé", insiste-t-elle au micro d'Europe 1.
Seuls le cœur et les yeux n’ont pas été prélevés, pour respecter le choix de sa petite amie. Grâce à ses dons, Nathanaël a sauvé plusieurs vies. Et chaque année, pour l’anniversaire de son fils, Marilyne prend des nouvelles des personnes greffées par l'intermédiaire de l’agence de biomédecine puisque le don reste anonyme.
Apporter une continuité à la vie, "même si ce n'est pas la sienne"
"De savoir que les personnes aillent bien, pour moi, c'est vraiment important. Parce que ça permet de se dire que ce don d'organes a vraiment servi à quelque chose. Je me dis aussi qu'il y aura peut-être des familles qui vont se constituer, des enfants qui vont arriver, une continuité de la vie.... C'est ça le don d'organes aussi. La vie continue, même si c'est dans un autre corps et que ce n'est pas la sienne", conclut-elle.
Maryline invite toutes les personnes qui hésitent à se rappeler que le don d'organes peut transformer un drame en un espoir pour d'autres familles en attente d'une greffe.