Pénalisées par la forte hausse du prix des carburants et par les changements des règles du transport d'urgence vers les hôpitaux, les fédérations d'ambulanciers avaient lancé une mobilisation depuis le printemps. Selon elles, les récentes propositions du gouvernement représentent une avancée.
Les quatre fédérations de sociétés d'ambulances privées ont mis fin à plusieurs semaines de mobilisation, prenant acte des propositions formulées par le gouvernement concernant leurs revendications, ont-elles annoncé dans un communiqué.
"Nous avons eu un retour de la part de la ministre de la Santé qui entend nos revendications, y répond en partie, et ouvre la porte à des groupes de travail de façon à avancer", a déclaré, ce samedi 22 août, Dominique Hunault, président de la Chambre nationale des services d'ambulances (CNSA).
Dans un communiqué commun, les quatre fédérations (CNSA, FNAA, FNAP, FNMS) ont salué vendredi "les orientations annoncées concernant notamment l'organisation des urgences, la reconnaissance du rôle des ambulanciers, (...) l'accès aux voies réservées, la réduction des délais d'attente hospitaliers ou le déploiement de Mobilic", plateforme numérique gouvernementale de suivi du temps de travail dans le transport routier léger.
Des difficultés financières pour le secteur face à la crise des carburants
"Après plusieurs semaines de mobilisation, les quatre fédérations font le choix de donner toutes ses chances à la négociation engagée", écrivent-elles, prenant "acte des propositions" du gouvernement.
Sur le réseau social LinkedIn, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a affirmé samedi avoir "entendu" les "préoccupations des ambulanciers", "acteurs essentiels de notre système de santé et de l'accès aux soins dans tous les territoires". "Le travail se poursuit pour apporter des réponses concrètes et construire, ensemble, un modèle soutenable pour la profession comme pour notre système de santé", a-t-elle écrit.
Depuis le printemps, les fédérations, qui alertent sur les difficultés financières d'entreprises du secteur, avaient organisé des rassemblements et grèves pour réclamer notamment un soutien des pouvoirs publics face à la hausse des prix du gazole et des adaptations des règles du transport d'urgence vers les hôpitaux.
"La situation économique du secteur reste extrêmement préoccupante (...) Nous restons donc particulièrement vigilants sur le respect des engagements", préviennent-elles, disant attendre des "décisions concrètes".