Tout comme la Charente-Maritime, les Landes et le Lot-et-Garonne, le département du Pas-de-Calais a décidé de suspendre le permis de conduire des automobilistes pris en flagrant délit d'utilisation au volant. À Arras, ce jeudi 30 avril, les gendarmes étaient aux aguets pour faire appliquer la mesure mise en place depuis trois mois.
C'est une sanction qui promet d'être dissuasive. À partir de ce vendredi 1er mai, les automobilistes des départements de la Charente-Maritime, des Landes, du Lot-et-Garonne et du Pas-de-Calais pourront être sanctionnés d'un retrait de permis s'ils sont contrôlés avec leur téléphone au volant.
Jusqu'à alors, la sanction était de trois points en moins sur son permis et 135 euros d'amende. Mais face à la recrudescence des accidents causés par un manque d'attention sur la route, la préfecture a décidé de sévir.
La police espère un "impact flagrant au niveau des automobilistes"
"On constate régulièrement que le conducteur qui manipule son téléphone n'est pas attentif à sa conduite", atteste des policiers de la brigade motorisée d'Arras. "Il fait quelques petits écarts, ça nous fait quelques frayeurs, cela reste un fléau", poursuivent-ils.
Si les agents estiment que cette mesure va avoir un "impact flagrant au niveau des automobilistes", les conducteurs, eux, trouvent la mesure trop stricte. "Un retrait de permis pour ça, ça peut être sévère", juge un homme qui vient d'être verbalisé. "Je n'étais pas en train d'envoyer un SMS. Si vous êtes en train de rouler sur une voie à 90 ou à 110km/h, oui, mais quand vous êtes au feu rouge, c'est moins dangereux", ajoute-t-il.
Depuis la mise en place de cet arrêté préfectoral il y a trois mois, 21 permis de conduire ont été suspendus et 420 avertissements supplémentaires ont été donnés. "Lorsque vous répondez à un SMS en conduisant, vous avez 23 fois plus de risques d’avoir un accident", conclu ainsi le préfet François-Xavier Launch.
Dans le département, 20 morts ont été comptabilisés par la Sécurité routière depuis le début de l’année, soit cinq de plus que l’an dernier.