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«Maintenant, je prends mon vélo» : face à la flambée des prix du carburant, les automobilistes contraints de limiter l'usage de leur véhicule

[Grichka BEYSSON-LEANDRI/Hans Lucas/Hans Lucas via AFP]

La flambée des prix du carburant se poursuit. Dans certaines stations essence, le litre de gazole est à plus de 2 euros. Ils sont nombreux à réduire leurs trajets en voiture pour limiter la facture.

La situation s'enlise au Moyen-Orient au 26ème jour du conflit, avec des répercussions directes sur l'économie et sur le portefeuille des Français. Alors que le gazole a franchi la barre des 2 euros le litre, beaucoup hésitent désormais à prendre leur voiture et se tournent vers les vélos ou le transport en commun. 

D'autres moyens de locomotion privilégiés

À Bordeaux, Jean-Michel vient de faire le plein de sa petite Renault, mais plus que jamais, c'est son vélo qu'il utilise désormais pour une grande partie de ses déplacements : "Je roule moins en voiture, je prends plus mon vélo. Quand je vais travailler, j'y vais en vélo. Je peux aussi faire les commissions avec mon vélo, ça coûte moins cher. Je préférerais utiliser ma voiture, mais bon, l'essence étant au prix qu'elle est ... Et comme je gagne le SMIC, je suis obligé de faire attention", confie-t-il. 

Deux retraités, interrogés au micro d'Europe 1, revoient aussi l'utilisation de leur véhicule. "Je regroupe, c'est-à-dire que quand je vais à un endroit, je fais deux choses en même temps. Avant, j'en faisais qu'une, là j'en fais deux", explique le premier. "Tout ce que je peux, je le fais à pied. Malgré mon âge, j'ai un cancer du sein, même si j'ai des paquets lourds, je vais les porter", explique une autre retraitée interrogée au micro d'Europe 1. 

"Garder le carburant pour les choses importantes"

Les loisirs sont également impactés explique Alice, adepte de randonnée, et Aziz, père de famille. "C'est très clair, on est partis en randonnée ce week-end dans les Pyrénées. Ça fait 80 euros l'aller, 80 euros le retour. On avait prévu un week-end au mois de juin et on a regardé à nouveau dans les Pyrénées. Donc celui-là, on va le faire sauter", témoigne Alice.

"Il y a des week-ends de beau temps qui vont arriver. Je ne pense pas aller me balader sur le bassin ou autre avec les enfants. Je pense qu'on va rester au parc, pas loin de chez nous, garder un peu de carburant pour les choses importantes. Une urgence médicale ou autre", conclut Aziz.