Ce vendredi, le PS annonce qu'il acceptera dans de "rares" cas des rapprochements avec LFI lors du second tour des municipales en mars prochain, alors que le mouvement se trouve en pleine polémique avec la mort de Quentin Deranque.
Un rapprochement polémique ? Alors que l'enquête sur la mort de Quentin se poursuit pour déterminer les responsabilités, plusieurs partis politiques appellent à établir un cordon sanitaire autour de La France insoumise, notamment aux élections municipales qui arrivent. Quid du PS ?
Le parti annonce ce vendredi 20 février 2026 qu'il admettra dans de "rares" cas de figure des rapprochements avec LFI au second tour des municipales le 22 mars prochain. Pour le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, les candidats insoumis doivent clarifier leur position sur "le rapport de leur mouvement à la violence politique".
Un accord à Toulouse ?
C'est une tentative de clarification du PS alors que la pression s'accentue autour des forces de gauche pour qu'elles prennent leurs distances vis-à-vis de La France insoumise, dont au moins un assistant parlementaire serait impliqué dans le meurtre de Quentin Deranque, décédé samedi 14 février des suites de ses blessures.
Alors pour le premier tour le 15 mars, il n'y a pas d'accord entre LFI et le PS, mais la question pourrait se poser au second tour dans plusieurs villes, comme à Toulouse par exemple où le PS et LFI talonnent la liste du maire sortant Jean-Luc Moudenc dans les sondages.
Une "hooliganisation de la vie publique" ?
Interrogé, Olivier Faure feint de ne pas y voir un sujet. "Je vois que de la même façon qu'à Lille, à Paris, à Marseille ou ailleurs, les Insoumis ont un objectif visible, compréhensible, c'est de faire tomber toutes celles et ceux qui ne leur ressemblent pas à gauche. Et donc cette question est une fiction", explique-t-il.
Et d'ajouter : "Je ne vois pas très bien au nom de quelle réalité vous m'interrogez en permanence sur des accords qui n'ont pas eu lieu au premier tour et qui ne sont même pas souhaités pour le second tour par les intéressés eux-mêmes."
Olivier Faure botte en touche. Pierre Jouvet, lui, est plus clair. Il n'envisage des rapprochements que dans de "rares" cas où les candidats LFI auraient donc condamné la violence de leur parti. Il dénonce par ailleurs une forme "d'hooliganisation de la vie publique". "La responsabilité est chez eux, pas chez nous", conclut le secrétaire général du PS.