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La Jeune Garde : malgré sa dissolution, le groupuscule n’a jamais réellement disparu

Logo de La Jeune Garde de Lyon (image d'illustration) [Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Sept suspects ont été présentés ce jeudi à trois juges lyonnais. Trois d'entre eux ont reconnu faire partie ou avoir fait partie de la mouvance de l'ultra gauche, notamment du groupuscule antifa "La Jeune Garde". L'organisation a été dissoute l'été dernier, ce que ses membres ont contesté devant le Conseil d'État. Mais le recours n'est pas suspensif. Pourtant, le groupuscule n'a jamais disparu.

Quelques semaines seulement après la dissolution de La Jeune Garde par Bruno Retailleau, La France insoumise organise ses universités d'été. Nous sommes à la fin du mois d'août 2025, dans la Drôme.

La Jeune Garde n'a jamais disparu et le revendique

Le groupuscule antifasciste a été officiellement dissous à la fin du printemps. Pourtant, lors de ces universités d'été, un stand de soutien à La Jeune Garde est dressé. On y trouve les logos officiels de l'organisation, les drapeaux des sections de Montpellier ou de Lyon, toutes sortes de goodies, ainsi qu'une cagnotte.

Quelques mois plus tard, en novembre, le député LFI du Rhône, Anaïs Belouassa-Cherifi, s'affiche à l'Assemblée nationale avec un t-shirt portant le signe de La Jeune Garde, un groupuscule qui, en réalité, n'a jamais disparu et qui le revendique.

Ses comptes sur les réseaux sociaux n'ont pas été supprimés. Pire, ils sont toujours actifs, des messages sont régulièrement postés. Ce qui pose aujourd'hui une question juridique. Le délit de reconstitution de ligue dissoute a-t-il été commis ?

Aucune procédure n'a été engagée par la place Beauvau. Un délit pourtant réprimé dans le code pénal jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.