Après le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, La France insoumise et La Jeune Garde sont montrés du doigt. Mais c'est aussi l'ensemble de la gauche qui s'en trouve touchée, en raison de ses liens avec l'organisation lors des dernières élections législatives.
La mort de Quentin Deranque, jeune militant identitaire de 23 ans, a marqué un point de bascule politique. Liée ces dernières années avec le groupuscule de La Jeune Garde, directement impliqué, la gauche est dans la tourmente.
"Soutien à la Jeune Garde" écrivait par exemple Marine Tondelier, la patronne des Verts, en juin dernier alors que Bruno Retailleau annonçait leur dissolution. Un an plus tôt, les mêmes écologistes, mais aussi les socialistes, acceptaient d'ailleurs sans rechigner le soutien de cette même Jeune Garde.
Un soutien clairement affiché
En juin 2024, la gauche s'était retrouvée sous une bannière commune : le Nouveau Front populaire. Une coalition de la gauche qui était justement soutenue par La Jeune Garde. Un soutien revendiqué, fièrement affiché sur des tracts, des autocollants, des affiches et même sur le site internet du NFP.
Ainsi, sur la page de présentation des candidats d'alors comme Olivier Faure, Boris Vallaud, Emmanuel Grégoire ou encore François Hollande, La Jeune Garde était mentionnée. Les candidats du NFP ont accepté cette présence jusque dans le kit officiel de campagne des législatives.
Par ailleurs, cette présence n'a ensuite pas empêché le camp présidentiel, emmené par Gabriel Attal, de soutenir directement ou indirectement les candidats du Nouveau Front populaire.