Le meurtre de Quentin relance les inquiétudes autour de l’ultra-gauche en France. Malgré la dissolution de La Jeune Garde, plusieurs groupuscules restent actifs ou tentent de se reconstituer. Les services de renseignement surveillent jusqu’à 3.000 militants jugés à risque, dans un contexte de tensions persistantes.
Le meurtre de Quentin met en lumière la menace de l'ultra-gauche en France. Le groupuscule La Jeune Garde est soupçonné d'en être à l'origine, même s'il avait été dissous par Bruno Retailleau en juin 2025. Cette menace est particulièrement surveillée par les autorités.
Entre 2.000 et 3.000 militants à risque
Selon nos informations, le renseignement territorial surveille activement entre 2.000 et 3.000 militants à risque, susceptibles, à tout moment, d'être impliqués dans des violences de rue. La Jeune Garde a effectivement été dissoute en juin dernier, mais le Conseil d'État n'a toujours pas prononcé sa dissolution définitive, en raison d'un recours de plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme.
Plus largement, les autorités sont régulièrement confrontées à la reconstitution de ligues dissoutes. C'est le cas, par exemple, du groupuscule GALE, pour Groupe antifasciste Lyon et Environs, qui, trois ans après sa dissolution officielle, continue de se battre pour exister. C'était à l'époque le premier collectif dissous en application de la loi séparatisme.
Mouvements écologistes radicaux
Et puis, au-delà de ces groupuscules dits antifascistes, l'ultra-gauche regroupe également des mouvements écologistes radicaux, à l'origine de violences contre les forces de l'ordre. Cela a notamment été le cas à Sainte-Soline, lors des manifestations contre les projets de méga-bassines.
Enfin, l'agence européenne de police criminelle Europol classe l'ultra-gauche comme la deuxième menace la plus importante en matière d'attaques terroristes, juste après le terrorisme djihadiste.