L'enquête se poursuit après la mort du jeune Quentin, lynché en marge d'un meeting de Rima Hassan à Lyon. Alors que l'émotion est encore vive, l'enquête se poursuit avec notamment l'audition des membres du collectif Némésis présents sur place, avant un point presse du procureur ce lundi après-midi à 16 heures.
Quelques jours après la mort du jeune Quentin, tabassé en marge d'un meeting de Rima Hassan à Lyon, l'enquête se poursuit. Ce dimanche, les ministres de l'Intérieur et de la Justice ont affirmé que l'ultragauche était à la manœuvre.
Une enquête a été ouverte pour coups mortels et violences aggravées et un point presse sera tenu ce lundi après-midi par le parquet de Lyon. L'occasion de faire le point sur les premières auditions qui ont démarré dès samedi. Premières à être entendues, les militantes féministes de Némésis qui ont expliqué aux enquêteurs l'ultraviolence avec laquelle elles ont été prises à partie. Elles étaient sept à manifester devant l'Institut d'études politiques de Lyon contre la venue de la députée européenne insoumise, Rima Hassan.
Des garçons attaqués par surprises
Immédiatement après avoir déployé une banderole sur laquelle était inscrite "islamo-gauchiste hors de nos facs", elles ont été violemment agressées. L'une d'elles prise par la gorge et jetée à terre. S'en sont suivi des gifles, des coups, des vêtements déchirés et arrachés. Plusieurs agresseurs antifascistes ont été identifiés par les jeunes femmes. Un peu plus loin, un groupe d'une quinzaine de garçons présents pour défendre les jeunes féministes en cas d'agression n'ont pas eu le temps d'intervenir, attaqués par surprise au même moment par une trentaine d'individus masqués.
Le jeune Quentin, retrouvé un peu plus loin, peu après les faits, a été lynché puis hospitalisé victime d'une commotion cérébrale avant de décéder quelques heures plus tard. Un lynchage reconnu dimanche soir par Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur. "Ce qu'on voit aux images, c'est effectivement un lynchage. Quand vous portez des coups à un homme à terre, à plusieurs, vous ne pouvez pas ignorer que vous pouvez donner la mort", a-t-il insisté devant les journalistes.
Un assistant parlementaire de LFI impliqué ?
"Le procureur a parlé de violences criminelles, je pense qu'il a parfaitement raison. Donc, on a des vidéos, on travaille évidemment aussi sur la téléphonie et on identifiera les agresseurs, je n'ai aucun doute là-dessus. Manifestement, c'est l'ultragauche qui était à la manœuvre", conclut-il.
Parmi les agresseurs, se pose la question de la présence de l'assistant parlementaire du député insoumis et fiché S Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde, qui pourrait être impliqué dans l'agression.
L'assistant parlementaire, Jacques-Elie Favrot, dément ce lundi matin être impliqué mais a annoncé dans un communiqué se retirer de ses fonctions le temps de l'enquête.