En Iran, la répression se durcit contre les voix critiques du régime. L’arrestation du cinéaste Mehdi Mahmoudian, co-scénariste d’un film primé à Cannes, illustre la pression exercée sur les artistes et militants, alors que la jeunesse iranienne attend toujours un changement.
En Iran, la jeunesse est toujours dans l'attente d'une solution militaire américaine pour mettre fin au régime des mollahs. Emmanuel Macron a affirmé ce mardi qu'une base militaire française serait dans le giron des forces armées iraniennes en répression. Sur place, au-delà des dizaines de milliers de morts, plus de 50.000 personnes ont été arrêtées par les autorités. C'est en tout cas ce qu'estime aujourd'hui l'ONG Human Rights Activist News Agency.
Parmi ces arrestations figure le cinéaste Mehdi Mahmoudian, co-scénariste du film Un simple accident, production française, Palme d’Or à Cannes 2025. Il est suspecté d’avoir contribué à un message critique du pouvoir.
"Son absence se fait immédiatement sentir"
Un message dans lequel la répression est comparée à un crime d'État contre l'humanité. De quoi déclencher l'ire du pouvoir qui a arrêté dimanche trois signataires, dont Mehdi Mahmoudian. Le cinéaste militant des droits humains a déjà passé neuf ans derrière les barreaux.
C'est en prison qu'il rencontre Jafar Panahi, réalisateur d’Un simple accident avec qui il imagine les dialogues. Le film raconte l'histoire d'un ouvrier iranien qui croise par hasard celui qu'il pense être son ancien tortionnaire en prison. Le long-métrage politique primé à Cannes est nommé dans les catégories "Meilleur scénario original" et "Meilleur film pour les Césars 2026".
Il est également sélectionné pour représenter la France aux Oscars dans la foulée. Jafar Panahi a condamné l'arrestation de son collègue et ami en faisant part de son inquiétude. "Son absence se fait immédiatement sentir aussi bien entre les murs d'une prison qu'à l'extérieur", a-t-il déploré sur les réseaux sociaux.