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Réseaux sociaux : ces adolescents qui ont décidé de s’en libérer

Réseaux sociaux : ces adolescents qui ont décidé de s’en libérer [Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Alors que l'Assemblée nationale vient d'approuver l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, certains jeunes n'ont pas attendu la loi pour débrancher. Lassés de perdre leur temps devant des contenus abrutissants, ils ont décidé de reprendre le contrôle de leur quotidien.

Alors que les conséquences des réseaux sociaux peuvent être particulièrement néfastes sur les adolescents, l'Assemblée nationale a acté l'interdiction d'accès à ces derniers pour les moins de 15 ans. Une mesure que n'ont pas attendus certains jeunes pour déconnecter. 

Anxiété, déprime...

Fleur a eu le déclic lorsqu’elle était au lycée. Un soir, dans son lit, elle vient de passer près de deux heures à faire défiler des vidéos sans but. Elle réalise qu’elle ne maîtrise plus rien. Cet engrenage était toxique pour son moral. 

"Je ne me souvenais même pas de ce que j'avais regardé. Ça me donnait de l'anxiété, de la déprime, j’étais moins motivée" confie-t-elle au micro d'Europe 1.

Retrouver le plaisir du "temps long"

En supprimant ses applications, Fleur n'a pas seulement effacé des icônes de son téléphone, elle a surtout retrouvé sa capacité de concentration. Terminé le "mode zombie" provoqué par le zapping permanent de contenus courts.

Aujourd’hui, elle peut de nouveau lire un livre ou suivre un cours entier sans ressentir le besoin de décrocher après dix secondes. "Avant, regarder un film de deux heures était très compliqué, tellement j’étais habituée aux vidéos de dix secondes et que je m’ennuyais très vite".

Même constat pour Lou. À 16 ans, elle a balayé du jour au lendemain TikTok et Instagram pour ne garder qu'une simple application de messagerie afin de communiquer avec ses proches. Pour elle, c'était le seul moyen de ne plus se laisser dominer par les algorithmes : "Je me sentais victime de ce que je ne contrôlais pas dans mon cerveau. Maintenant, j'utilise mon téléphone en pleine conscience."

Si ces jeunes ont retrouvé une liberté certaine, ils doivent tout de même accepter de ne plus être au courant de toutes les tendances sur les réseaux sociaux.