Le procès en appel de Marine le Pen a débuté ce mardi à Paris. Avec onze autres prévenus, la cheffe de file des députés du Rassemblement national semble toujours aussi déterminée à prouver son innocence, assurant que le Parlement européen n'avait pas joué "son rôle d'alerte".
Ce mardi avait lieu le premier jour du procès en appel de Marine le Pen et de onze autres prévenus du Rassemblement national, à Paris. La triple candidate à l'élection présidentielle, condamnée en première instance à quatre ans de prison dont deux fermes, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, semble toujours déterminée à prouver son innocence.
"Le Parlement européen n’a pas joué son rôle d’alerte"
Le visage fermé, vêtue d’un chemisier rose et d’un costume sombre, Marine le Pen se lève et monte à la barre. "Nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsque en 2004, 2009 et 2014 nous avons embauché et mutualisé nos assistants", explique-t-elle.
La cheffe de file des élus RN insiste sans hausser le ton, dans un silence total : "Nous n’avons jamais rien dissimulé, et le Parlement européen n’a pas joué son rôle d’alerte".
Tour à tour, l’ensemble des autres prévenus font écho à la déclaration de leur ancienne patronne : "Je n’ai pas été entendu en première instance" déclare un premier prévenu, "Je n’ai jamais rien fait d’illégal de ma vie" ajoute un autre, "Je n’ai pas le sentiment d’avoir été compris"... La plupart d’entre insistent sur le fait qu’ils n’avaient aucune intention de commettre un délit.
Une défense renforcée
Autant d’arguments qui seront détaillés dans les jours à venir par la défense des prévenus du RN. Une défense que Marine le Pen a de son côté voulu renforcer, avec cette fois deux avocats pour plaider contre sa double condamnation : en tant qu’ancienne présidente du RN d’une part et en tant qu’ancienne députée européenne de l’autre.
Des accusations qu’elle pourrait choisir de contester de deux manières : en tentant de bénéficier d’une peine d’inéligibilité allégée ou en choisissant de se pourvoir en cassation pour prouver son innocence, mais au risque d’être définitivement condamnée.