Marine le Pen a rendez vous ce mardi en début d’après-midi à la cour d’appel de Paris, où se tient en appel son second procès dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du RN… La cheffe de file des députés du Rassemblement national, condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux avec sursis et à cinq ans d’inéligibilité, rentre dans une nouvelle séquence judiciaire, qui durera plusieurs semaines.
L'ex-candidate à l'élection présidentielle, toujours présumée innocente, le sait : jusqu’au 12 février, elle multipliera les allers retours à l’île de la Cité. Décidée à être très présente, comme lors de son procès l’an dernier, la candidate du Rassemblement national veut montrer qu’elle n’assiste pas aux audiences seulement quand il s’agit de son cas précis.
"J’espère pouvoir convaincre les magistrats de notre innocence"
Et face aux magistrats, le camp nationaliste repart à zéro. "Notre enjeu, cette fois, c’est de faire entendre surtout les arguments juridiques de fond" explique un poids lourd du parti. Marine le Pen de son côté refuse d’évoquer une quelconque stratégie.
"J’espère pouvoir convaincre les magistrats de notre innocence. Il y a un seul axe de défense c’est de dire la vérité, en espérant être mieux entendus en appel", insiste-t-elle face aux journalistes.
Ne pas faire de cet épisode judiciaire la seule actualité du Rassemblement national
"Ce qui est sûr c’est que cet évènement judiciaire n’a aucun impact sur sa candidature ou sa popularité" souligne un autre cadre, résolument optimiste, Pas question pour autant de faire de cette séquence la seule actualité du parti pendant les prochains mois.
La cheffe de file des élus RN continuera les déplacements "On ne va pas se mettre en apnée pendant un mois de campagne" résume un proche, qui rappelle que Marine le Pen est attendue vendredi à Marseille aux côtés de Franck Allisio.