Vendredi après-midi, rue de Miromesnil. Un groupe de journalistes vont à la rencontre de Nicolas Sarkozy pour une interview exclusive à paraître deux jours plus tard, ce dimanche, dans les colonnes du JDD. Ils sont cinq à être mobilisés pour l'événément. "On allait être face à un homme qui sans doute serait difficile à interviewer, peut-être un peu touché, peut-être un peu atteint [par sa condamnation]. Et donc nous étions nombreux", confie dans Eliot Deval et vous, Antonin André, rédacteur en chef du service politique au JDD.
"Plus vous le tapez, plus vous le violentez, plus vous alimentez sa force et sa détermination"
Pourtant, c'est tout autre chose qui attend les journalistes."On arrive dans ses bureaux, Nicolas Sarkozy nous accueille et on le voit tout de suite dans son attitude... Si vous voulez, c'est un homme qui a un pas assez décidé, le buste est haut, les épaules en avant, le sourire immédiat. Il accueille ses visiteurs très chaleureusement et il nous propose un café, des chocolats.... On était presque dans une inversion des rôles, on avait l'impression que c'était lui qui cherchait à nous mettre à l'aise, et que nous étions un peu contraints et un peu corsetés, et que lui était une machine qui s'était remise en route."
"J'ai rarement vu Nicolas Sarkozy aussi déterminé et avec autant de force", poursuit Antonin André. "Comme si Nicolas Sarkozy, plus vous le tapez, plus vous le violentez, plus vous alimentez sa force et sa détermination, vous ne l'affaiblissez pas. Et ça, c'est assez spectaculaire à voir."