À l'approche des élections municipales , le casse-tête agite tous les partis. Alors que seulement 16% des maires français sont des femmes, les organisations politiques tentent donc de pousser des femmes à se présenter au scrutin de mars prochain. Du côté de La République en Marche, des ateliers sont ainsi organisés autour de femmes plus expérimentées en politique, qui partagent leur vécu.
Tête de liste à Vanves, en banlieue parisienne, Séverine Edou est venu prendre de précieux conseils pour contrer les attaques auprès de la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa . "On me discrédite par le fait que je ne connais pas le monde politique, que je ne connais pas le fonctionnement d'une mairie, que je n'ai jamais été élue", raconte-t-elle au micro d'Europe 1. "On n'est pas plus bête qu'un autre en étant une femme en train de briguer une mairie", ajoute-t-elle.
Autour de la table, les marcheuses échangent, et font part de leurs difficultés alors qu'elles débarquent en politique. "Il y a une légende qui veut que faire de la politique dans certaines villes, c'est violent, c'est viril", déplore Chantal Cazals, candidate à Fontenay sous Bois, dans le Val-de-Marne. "Oui, ce n'est pas facile. Mais en conclure pour autant que ça doit exclure les femmes trop fragiles pour se battre, ce n'est pas du tout mon avis".
30% de femmes candidates à LREM
Et ce n'est pas non plus l'avis de Marlène Schiappa, qui compte bien pousser les candidatures féminines. "Finalement, c'est de la sororité, c'est de la solidarité féminine aussi, mais appliquée à la politique, que de se retrouver pour voir comment les unes et les autres progressent, ont des envies de candidatures, de participer à des élections, prendre des responsabilité, etc.", réagit-elle auprès d'Europe 1.
Malgré les efforts déployés, à La République en Marche, on est encore loin de la parité. Sur plus de 500 candidats investis, elles ne sont que 30% de femmes à se présenter en mars prochain.