Au lendemain de l’envahissement du Capitole par les partisans de Donald Trump , afin de protester contre le processus de certification de l'élection du candidat démocrate Joe Biden par les membres du Congrès américain, les États-Unis sont encore sous le choc.
À Washington, c'est la sidération qui domine, à l’image d’Alice. "J’étais choquée, mais la principale pensée qui me revient à l'esprit, c'est que si les meneurs étaient noirs, armés ou non, il y aurait beaucoup d’arrestations, et plus de mort", dit-elle au micro d'Europe 1. À la suite des violences perpétrées mercredi , quatre personnes sont décédées.
"C'est une honte"
Pour Bobby, également interrogé par Europe 1, la journée de mercredi est le symbole des divisions en Amérique. "C'est une honte, il y a tellement de fausses informations qui circulent sur le prétendu vol des élections", dénonce-t-il. "On doit mener une réflexion dans ce pays, nous éduquer sur ce que la vérité signifie". Si les Américains ressentent de la honte, celle-ci se mêle à l'espoir, alors que la victoire de Joe Biden à la présidentielle vient d'être validée par le Congrès.
Par ailleurs, Donald Trump a assuré, jeudi, que la transition se ferait de manière ordonnée, bien qu'il continue à rejeter les résultats de l'élection. La passation de pouvoir aura lieu le 20 janvier prochain. Les violences perpétrées mercredi ont été unanimement condamnées. L'ex-président Barack Obama a dénoncé " un moment de honte et de grand déshonneur pour notre nation". Quant à son prédécesseur, George W. Bush, il a dénoncé "des scènes dignes de républiques bananières".