"Réparer les vivantes" : LCP met en lumière le travail de l'association Woman Safe

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Louise Bernard avec Gauthier Delomez
La chaîne parlementaire LCP diffuse mercredi soir un documentaire consacré au travail d'une association qui recueille des femmes et des enfants victimes de violences en tout genre. Ce film inédit donne notamment la parole à des jeunes femmes qui ont décidé de témoigner à visage découvert.

Un travail délicat filmé par les caméras de LCP. La chaîne parlementaire (canal 13) diffuse mercredi soir à 20h30 le documentaire Réparer les vivantes qui retrace la mission d'une association, Woman Safe, en huis clos. Celle-ci regroupe au sein d'un même endroit tous les professionnels - médecins, psychologues, ostéopathes, aide juridique... - pour prendre en charge des femmes et des enfants victimes de violences en tout genre, et aider à la reconstruction des victimes. La force de ce film réside dans la mise en lumière de l’empathie de ces professionnels et aussi les très fortes prises de parole des victimes.

Des témoignages à visage découvert

Certains témoignages se font même à visage découvert, ce qui a surpris Mélissa Theuriau, la productrice du documentaire. "On ne misait pas du tout sur la possibilité de les voir", confie la productrice sur Europe 1. "Notre proposition à la chaîne LCP, c'était de voir comment les professionnels recueillaient cette parole. Ce qui est nouveau et très intéressant, c'est que les plus jeunes notamment s'expriment à visage découvert parce qu'elles l'ont souhaité. On est aussi sur une génération, qui revendique ce combat à la fois judiciaire, de reconstruction psychologique, n'a pas à avoir honte et avait envie de témoigner", souligne Mélissa Theuriau.

Projeté au ministère de la Santé

Le documentaire Réparer les vivantes a été projeté au ministère de la Santé pour faire connaître les méthodes de cette association. "Un documentaire, c’est mieux qu’un rapport écrit", concède Mélissa Theuriau. C’est pour faire ce genre de films engagés qu’elle est d’ailleurs devenue productrice, en créant sa propre boîte baptisée 416. "Je cherche la nuance que l'on n'a pas beaucoup sur les plateaux télé, où l'on divise souvent le pour et le contre", affirme-t-elle. "Évidemment, ces souffrances-là sont complexes. Mon moyen est de faire des films en prenant le temps, un an voire deux (...). Là, on peut capter une réalité très précieuse", souligne Mélissa Theuriau. Le documentaire Réparer les vivantes diffusé mercredi soir sur LCP est réalisé par Florie Martin.