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A.H. , modifié à
Humiliations répétées, agression sexuelle en plein direct… L'émission "Touche pas à mon poste" a fait l'objet de nombreux signalements auprès du CSA ces derniers mois.
INTERVIEW

C'était mi-octobre. En plein marathon télévisuel, le chroniqueur de Touche pas à mon posteJean-Michel Maire embrassait sur la poitrine et contre son gré une jeune femme invitée sur le plateau de l'émission de C8. Rapidement, les internautes avaient massivement signalé cette agression sexuelle au Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui lançait une procédure. Mercredi, l'affaire va être examinée.

Le risque d'une suspension de l'émission. Pour Olivier Schrameck, président du CSA et invité du Grand Direct des médias mardi matin, "il est clair qu'une mesure sera prise". C8 risque dans un premier temps une mise en demeure. Si un même manquement aux règles se répète, la chaîne encourt une sanction. "Compte tenu des avertissements qui ont été infligés précédemment, il y a effectivement un risque", note le président du CSA. Si la sanction peut être financière, "cela peut aller jusqu’à la suspension de l’émission", prévient Olivier Schrameck.

De la "distraction" à "l'avilissement". L'émission avait déjà été montrée du doigt, notamment pour une séquence où l'on voit l'animateur Cyril Hanouna mettre des nouilles dans les sous-vêtements du chroniqueur Mathieu Delormeau. Une séquence jugée humiliante par nombre de téléspectateurs et aussi par le CSA. "Je fais la part de l’humour et du pastiche. Mais quand il y a des anomalies, des débordements qui transforment la distraction en avilissement, il est légitime d’intervenir", souligne Olivier Schrameck. Au total, cinq mises en demeure ont déjà été prononcées à l'égard de l'émission.

Ces manquements répétés sont-ils la preuve que Cyril Hanouna cherche à titiller le CSA ? "Le conseil en décidera demain mais la question est clairement posée", juge Olivier Schrameck.