Bénabar 2:12
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Solène Leroux
Invité de "Culture Médias" sur Europe 1 pour parler de son nouvel album "On ne lâche pas l'affaire", le chanteur Bénabar en a profité pour parler de "C'était quoi l'info". Dans ce morceau, l'auteur-compositeur-interprète fustige les chaînes d'information en continu, dont il est pourtant un grand consommateur. 
INTERVIEW

Une chanson qui dézingue les chaînes d'informations en continu. Invité de Culture Médias sur Europe 1 pour son dernier album On ne lâche pas l'affaire, le chanteur Bénabar est revenu sur les origines de la chanson C'était quoi l'info. Un morceau qui critique ouvertement la télévision en boucle, dont il est lui-même friand. "Je suis très fan d'information en continu", avoue Bénabar au micro de Philippe Vandel.

"J'aime bien découvrir un point de vue un peu critique sur un sujet, ou encore en choisir un avec lequel je suis moi-même un peu coupable, justement pour ne pas être dans la position du donneur de leçons", détaille-t-il. Au point qu'il a parfois été excessif, notamment pendant le premier confinement : "Je fais partie de ceux qui se sont mis à regarder BFMTV du matin au soir."

Pour autant, il conçoit les limites de ce type d'information à la chaîne, d'où C'était quoi l'info. "Avec le recul, ce qui me gêne le plus, c'est que ça impose un rythme uniformisé d'informations à tout le monde", explique-t-il. "Alors qu'on n'a pas la même façon de lire les choses ! Si on lit un bouquin par exemple, on ne le lit pas tous à la même vitesse." Une manière de consommer l'information "en boucle" propre à ces chaînes de télévision. "Comme toutes les drogues, c'est à chacun de se sevrer comme il le peut", concède le chanteur.

Pas fan des nouvelles technologies

En revanche, l'interprète du Dîner, n'est pas addict à son smartphone. "J'ai toujours mon vieux Nokia dans un coin, mais je suis quand même passé à l'iPhone", assure-t-il. "Mais je n'ai pas le dernier parce qu'à chaque fois je me le fais taxer par mes gosses." Dans sa nouvelle chanson J'ai perdu mon mot de passe, il raconte ne pas être très fan des nouvelles technologies et l'avoue, à 52 ans, il a ce "côté un peu vieux con" même s'il ne "croit pas du tout que c'était mieux avant". 

"Mais je ne pense pas non plus que c'est forcément mieux après", assure-t-il. Les dernières innovations technologiques vont "un peu trop vite" pour le chanteur, qui préfère "ralentir un peu les choses". Avouant qu'il n'est pas du tout geek, "je fais partie de ceux qui commencent à avoir des sueurs froides dès qu'il faut que je rentre un mot de passe parce que je l'ai oubli". Le chanteur a même des pense-bêtes partout chez lui avec des mots de passe, en cas d'oubli.