Vingt-deux villes indiennes parmi les 30 plus polluées du monde

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New Delhi est désignée encore une fois comme la capitale à l'air le plus pollué, selon un rapport de Greenpeace.
New Delhi est désignée encore une fois comme la capitale à l'air le plus pollué, selon un rapport de Greenpeace. © SAJJAD HUSSAIN / AFP
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Parmi les trente agglomérations les plus polluées du monde en 2018, vingt-deux sont indiennes, selon un rapport de Greenpeace. 

Les villes indiennes dominent le classement des agglomérations les plus polluées du monde en 2018, occupant à elles seules 22 des 30 premières places, selon un rapport de Greenpeace. Alors que New Delhi, à la dixième place, est désignée encore une fois comme la capitale à l'air le plus pollué, la ville d'affaires proche de Gurugram, qui a changé son nom en 2016 pour celui de Gurgaon, figure en tête de la liste.

Des villes de Chine, du Pakistan et du Bangladesh concernées. Selon les Nations Unies, la pollution de l'air est responsable chaque année de la mort prématurée de 7 millions de personnes et constitue le principal risque sanitaire en matière d'environnement. Des villes de Chine, du Pakistan et du Bangladesh figurent également dans les premières trente places de la liste.

Le Bangladesh, pays le plus pollué. Le rapport mondial 2018 sur la qualité de l'air, compilé par Greenpeace et IQAir AirVisual, a analysé des données sur la pollution de l'air recueillies auprès de dizaines de milliers de centres d'observation, tant publics que privés, à travers le monde. Plus de 3.000 agglomérations sont ainsi dans le classement, de la plus polluée à la plus propre. Par pays rapporté au nombre de sa population, le Bangladesh apparaît comme le pays le plus pollué, suivi de près par le Pakistan et l'Inde, l'Afghanistan et la Mongolie figurant aussi dans les dix premiers de la liste.

"Des conséquences considérables, sur notre santé et sur nos portefeuilles". "En mettant de côté les pertes humaines, le coût global estimé s'élève à 225 milliards de dollars en coût du travail et à des trillions en matière de coûts médicaux", explique Yeb Sano, directeur exécutif de Greenpeace pour l'Asie du Sud-Est. "Tout cela a des conséquences considérables, sur notre santé et sur nos portefeuilles", a-t-il ajouté.

Les concentrations moyennes baissent en Chine. Le rapport a mesuré les émissions de particules fines intitulées PM2.5 et qui peuvent pénétrer dans les voies respiratoires et provoquer des problèmes de santé. Sur les quelque 3.000 villes passées en revue dans le rapport, 64% dépassent les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d'exposition annuelle aux PM2.5. Les concentrations moyennes dans les villes chinoises ont reculé de 12% entre 2017 et 2018. Pékin est désormais la 122ème ville la plus polluée dans le monde.

"Les années récentes ont montré qu'en Asie du Sud-Est, il y avait une forte corrélation entre un développement économique rapide et une aggravation de la pollution de l'air", poursuit le rapport. Le document pointe également le manque d'informations sur la qualité de l'air, tout particulièrement en Afrique et en Amérique latine. L'information en temps réel "est cardinale pour stimuler la conscience publique et prendre des mesures pour combattre la pollution de l'air sur le long terme", relève le rapport.