Une manifestation de nostalgiques de Franco perturbée par les Femen

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Les militantes Femen ont perturbé la manifestation des nostalgiques de Franco, qui célébraient l'anniversaire de sa mort.
Les militantes Femen ont perturbé la manifestation des nostalgiques de Franco, qui célébraient l'anniversaire de sa mort. © OSCAR DEL POZO / AFP
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Dénonçant un "fascisme légal" et une "honte nationale", les trois militantes ont perturbé la manifestation d'environ 200 nostalgiques de la période franquiste.

Une manifestation rassemblant environ 200 nostalgiques de Franco pour marquer l'anniversaire de la mort du dictateur à Madrid a été perturbée dimanche par des Femen. Trois militantes Femen ont interrompu la manifestation dans la capitale espagnole pour dénoncer un "fascisme légal" et une "honte nationale", selon les inscriptions peintes sur leurs torses nus, avant d'être interpellées par la police.

Tentative d'agression des trois militantes. Leur apparition Plaza de Oriente, où le dictateur mort le 20 novembre 1975 prononçait ses discours, a suscité un mouvement de foule parmi les manifestants pro-Franco, certains tentant d'agresser les trois femmes. Près de 200 personnes, selon la police, ont défilé dans le centre de la capitale, arborant drapeaux, parapluies et cravates aux couleurs des partis franquistes et phalangistes et scandant avec vigueur des slogans tels que "L'Espagne se défend !", "Unité nationale !"ou encore "Franco ! Franco !".

Franco doit être enterré dans un lieu plus discret. Cette manifestation franquiste annuelle intervient cette année alors que le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a annoncé dès son arrivée au pouvoir en juin sa volonté d'exhumer la dépouille de Franco de son mausolée du "Valle de los caidos" - "la Vallée de ceux qui sont tombés" - situé à une cinquantaine de kilomètres de Madrid. L'exécutif fait valoir que le dictateur ne peut rester dans ce mausolée pharaonique où des nostalgiques lui rendent toujours hommage et doit être réenterré dans un lieu discret. "Cette année plus que jamais, nous devons défendre notre patrie, notre histoire parce que l'histoire est là. On ne peut pas l'effacer", explique Dori Grande, une manifestante pro-franquiste.