Un Chinois élu pour la première fois à la tête de la FAO

Qu Dongyu est le nouveau patron de l'agriculture mondiale.
Qu Dongyu est le nouveau patron de l'agriculture mondiale. © Vincenzo PINTO / AFP
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Europe1.fr avec AFP
Le vice-ministre chinois de l'Agriculture, Qu Dongyyu, a été élu dimanche à la tête de l'Agence des nations unies pour l'agriculture et l'alimentation.

C'est une première. Le vice-ministre chinois de l'Agriculture, Qu Dongyyu, a été élu dimanche à la tête de l'Agence des nations unies pour l'agriculture et l'alimentation, FAO, basée à Rome, en obtenant une majorité absolue dès le premier tour de scrutin, a constaté l'AFP.

 

Qu Dongyu, premier Chinois à accéder à cette fonction, a obtenu 108 voix, la candidate française Catherine Geslain-Lanéelle, 71 voix et le candidat géorgien Davit Kirvalidze, 12 voix, selon le décompte annoncé après le premier tour de scrutin. "C'est une date historique, un nouveau tremplin" pour l'agriculture et l'alimentation dans le monde, a immédiatement réagi le nouvel élu, qui a promis de "tout faire pour être impartial et neutre". Il a aussi promis d'être "dans le concret" pour lutter contre la faim dans le monde.

La FAO avait amorcé un virage en faveur de méthodes agro-écologiques

Les délégués, qui ont voté à bulletin secret, avaient le choix entre trois candidats au total, après le retrait de la course d'un Camerounais et d'un Indien au cours des semaines récentes : Qu Dongyu, vice-ministre de l'Agriculture en Chine, Davit Kirvalidze, ancien agriculteur et ancien ministre de l'Agriculture de Géorgie, et Catherine Geslain-Lanéelle, ancienne dirigeante de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Le futur dirigeant, dont le mandat s'étalera sur quatre ans, du 1er août 2019 au 31 juillet 2023, succèdera au Brésilien José Graziano da Silva, qui a exercé deux mandats à la tête de l'institution multilatérale.

Sous la houlette de José Graziano da Silva, la FAO a amorcé un virage en faveur de méthodes agro-écologiques. Faire appel à la nature pour à la fois combattre les effets du réchauffement climatique et augmenter les rendements agricoles, tout en limitant les pesticides de synthèse qui font vivre les géants de l'agro-chimie.