Quatre Haïtiens tués après l'accident d'un blindé de l'ONU

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La mission des Nations unies pour l'appui à la justice (Minujusth) a été déployée en Haïti en octobre 2017.
La mission des Nations unies pour l'appui à la justice (Minujusth) a été déployée en Haïti en octobre 2017. © HECTOR RETAMAL / AFP
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Une enquête est en cours pour déterminer les causes précises de l'accident. Selon les témoins, le véhicule aurait perdu l'usage des freins. L'accident a également fait neuf blessés.

Quatre personnes ont été tuées et neuf autres blessées samedi soir à Port-au-Prince dans un accident de la circulation impliquant un blindé des Nations unies, selon les bilans fournis par la police nationale d'Haïti (PNH) et l'ONU.

Le véhicule de la mission des Nations unies pour l'appui à la justice (Minujusth) aurait, selon les témoins, perdu l'usage des freins alors qu'il circulait sur l'un des principaux axes de la capitale. Le blindé serait alors entré en collision avec un tap-tap, véhicule de transport en commun haïtien. Une enquête est en cours pour déterminer les causes précises de l'accident.

"Deux policiers se trouvent actuellement dans le coma." "Quatre passagers du tap-tap ont été tués et plusieurs autres ont été blessés dans l'accident" a indiqué à l'AFP Gary Desrosiers, porte-parole de la PNH. "Parmi les blessés figurent deux policiers Minujusth qui se trouvent actuellement dans le coma et un policier haïtien, qui accompagnait les forces de l'ONU dans le blindé" a-t-il précisé.

La Minujusth a précisé dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche, qu'un citoyen haïtien et huit policiers des Nations unies font actuellement l'objet de soins. La Minujusth a été déployée en Haïti en octobre 2017 pour succéder à la mission des Casques bleus (Minustah) créée en 2004 suite à l'éviction du président Jean-Bertrand Aristide sous la pression d'une insurrection armée et d'une révolte populaire. La fin de son mandat est prévue pour octobre 2019.