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Portugal : date, favoris, fonctions... Tout ce qu'il faut savoir sur l'élection présidentielle

Philippe Folgado . 2 min
Qui succédera à Marcelo Rebelo de Sousa à la présidence de la République portugaise ? Cinq candidats peuvent prétendre à accéder au second tour
Qui succédera à Marcelo Rebelo de Sousa à la présidence de la République portugaise ? Cinq candidats peuvent prétendre à accéder au second tour © Luis Boza / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Une page de l'histoire démocratique se referme au Portugal. Après dix ans à la tête du pays, Marcelo Rebelo de Sousa s'apprête à transmettre les clés du Palais de Belém à son successeur. Date et mode de scrutin, candidats déclarés, fonction du futur président, Europe 1 revient sur tout ce qu'il faut savoir sur cette élection.

Qui succédera à Marcelo Rebelo de Sousa et deviendra le sixième président de la Troisième République portugaise ? Des millions de Portugais sont appelés à se rendre aux urnes dans le courant du mois de janvier. Mais avant de s'intéresser à la liste des candidats, quelles sont les conditions pour devenir président et quelles sont les fonctions du chef de l'État portugais ? 

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10,9 millions de Portugais appelés aux urnes le 18 janvier

La Constitution de 1976 est claire sur le sujet. L'article 122 établit que pour pouvoir se présenter à cette élection, il faut être citoyen portugais d'origine et être âgé de plus de 35 ans. Pour que sa candidature soit validée, elle doit être présentée par au moyen 7.500 citoyens électeurs et maximum 15.000. L'ensemble des candidatures doivent être déposées au Tribunal constitutionnel jusqu'à 30 jours avant la date du scrutin. 

Le président de la République portugaise est élu pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct à la majorité des voix exprimées par les citoyens qui résident sur le territoire national mais aussi par ceux qui vivent à l'étranger et qui sont inscrits sur les listes électorales. En 2024, plus de 10,9 millions de Portugais étaient inscrits sur les listes, dont 1,6 million à l'étranger. Le premier tour de l'élection présidentielle de 2026 aura lieu le dimanche 18 janvier. Si un second doit être organisé, il doit avoir lieu trois semaines plus tard. 

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Le président peut effectuer deux mandats successifs maximum, raison pour laquelle Marcelo Rebelo de Sousa ne peut se représenter cette année. En plus d'être le chef de l'État, il est le Commandant Suprême des forces armées et nomme le Premier ministre. Le président a le pouvoir de dissoudre l'Assemblée nationale et ainsi de convoquer des élections législatives anticipées comme ce fut le cas en 2024 et 2025.

Cinq candidats dans un mouchoir de poche

Pour ce qui est de cette élection de 2026, la campagne a officiellement débuté le 4 janvier dernier pour les 11 candidats déclarés. Cinq se détachent dans les sondages : Henrique Gouveia e Melo, amiral de la marine portugaise, André Ventura, chef du parti d'extrême droite Chega, António José Seguro, ancien Premier secrétaire du PS, Luis Marques Mendes, ancien ministre et ancien président du PSD et João Cotrim Figueiredo, eurodéputé et ancien président de l'Initiative libérale. 

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Les six candidats sont : André Pestana (indépendant), Jorge Pinto (candidat écologiste), Manuel João Vieira (indépendant), Catarina Martins (candidate du Bloc de Gauche), Humberto Correia (indépendant), António Filipe (candidat du Parti communiste). 

Selon le dernier sondage de l'institut Pitagórica pour CNN Portugal, TVI, Jornal de Notícias et TSF datant du 7 janvier, c'est le candidat du Parti socialiste, António José Seguro, qui arriverait en tête du premier tour avec 21% des suffrages devant le président du parti Chega, André Ventura, qui récolterait 19,6% des voix. Cotrim Figueiredo obtiendrait 18% des votes, 17,2% pour Gouveia e Melo et 16% pour Marques Mendes. 

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Des résultats serrés qui montrent qu'aucun favori ne parvient à se détacher dans cette élection, si bien que l'institut de sondage indique que les cinq candidats sont dans ce que l'on appelle "l'égalité technique" du fait de la marge d'erreur qui se situe à plus ou moins de 3%. Autrement dit, il est impossible de dire quel candidat est devant l'autre. 

Si second tour il devait y avoir, ce serait un événement historique pour la démocratie portugaise puisque cela ne s'est produit qu'une fois depuis 1974. C'était en 1986 avec Mário Soares qui s'était finalement imposé avec 51% des suffrages face à Freitas do Amaral. Il sera même réélu en 1991, cette fois dès le premier tour, avec 70% des voix.