Un Comac C919 de la compagnie Air China a relié Pékin à Oulan-Bator ce mercredi 12 août, marquant le premier vol international du constructeur aéronautique chinois. Une avancée pour le petit nouveau sur le marché aéronautique, qui entend se faire une place face à Boeing, Embraer et Airbus.
La nouvelle est un pas de géant pour l'industrie aéronautique chinoise. Ce mercredi 12 août, le Comac C919, l'avion chinois qui doit venir concurrencer l'Airbus A320 et le Boeing 737, vient d'effectuer sa première liaison internationale.
Désormais, le nouveau venu dans le paysage aéronautique reliera directement Pékin à Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie, sous la bannière d'Air China. Jusqu'à présent, le Comac C919 volait uniquement sur des liaisons intérieures en Chine.
Un avion encore bloqué par les procédures d'homologation occidentales
Avec la Mongolie, Comac tente de conquérir le monde. Mais cette destination n'a pas été choisie par hasard. En effet, la liaison avec la capitale des steppes n'est pas sous la juridiction de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) ou de la FAA, l'équivalent américain.
Car depuis son lancement, l'appareil chinois n'a reçu pour le moment aucune certification d'agences occidentales, rendant impossible pour Comac le vol dehors de l'Empire du Milieu, la plupart des pays du monde basant leur code sur celui des agences occidentales.
Patience chinoise
L'agence européenne est néanmoins en train d'étudier le C919, mais la certification peut prendre encore des années avant d'être délivrée. En attendant, les avions de Comac devront donc se contenter de vols intérieurs et de liaisons avec des pays voisins.
Mais la patience des Chinois sera à surveiller, alors que cette stratégie de Pékin a déjà fait ses preuves, notamment dans le secteur automobile. Comac est déjà prêt pour la suite puisque l'entreprise a déjà au catalogue un avion court-courrier appelé C909 et prépare un géant du ciel capable de concurrencer l'A350 et le Boeing 777 sur long-courrier, le C939.