Moscou ne confirme pas un sommet Poutine-Kim Jong Un mais évoque des exercices militaires

Moscou a refusé mardi de confirmer l'information de Washington sur la tenue d'un sommet prochain entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un.
Moscou a refusé mardi de confirmer l'information de Washington sur la tenue d'un sommet prochain entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un. © Alexandr Demyanchuk / SPUTNIK / AFP
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avec AFP
Moscou a refusé mardi de confirmer l'information de Washington sur la tenue d'un sommet prochain entre le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, mais a évoqué la possibilité d'organiser des exercices militaires conjoints. 

"Non, nous ne pouvons pas (confirmer), nous n'avons rien à dire sur ce sujet", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov en réponse à des journalistes concernant les affirmations de la Maison-Blanche.

Lundi, Washington a déclaré que les négociations secrètes sur la livraison d'armes par Pyongyang pour l'effort de guerre de Moscou progressaient "activement". Selon le quotidien américain The New York Times, le Kremlin cherche à obtenir de la Corée du Nord des obus d'artillerie et des missiles antichars, tandis que M. Kim serait à la recherche de technologies de pointe pour des satellites et des sous-marins à propulsion nucléaire, ainsi que d'une aide alimentaire. 

"Ce sont nos voisins"

Pour Washington, de tels accords en matière d'armement "violeraient les résolutions du Conseil de sécurité" sanctionnant la Corée du Nord. Des responsables américains ont aussi affirmé au New York Times que Kim se rendrait probablement en train blindé dans le courant du mois à Vladivostok, sur la côte pacifique de la Russie, non loin de la Corée du Nord, pour y rencontrer Vladimir Poutine.

 

Vladivostok accueille du 10 au 13 septembre le Forum économique oriental, auquel ont participé l'an dernier des représentants de 68 pays. Par ailleurs, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a annoncé lundi que les deux pays discutaient de la possibilité d'organiser des exercices militaires conjoints.

"Nous en discutons avec tout le monde, y compris avec la Corée du Nord. Pourquoi pas ? Ce sont nos voisins", a déclaré le ministre, cité par l'agence TASS, à des journalistes.