Mort du prince Philip : "C'est une certaine idée de l'Angleterre qui disparaît"

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prince Philip Londres 8:31
Denis Mac Shane affirme que les funérailles du prince Philip seraient à son image sans défilé de soldats à Londres. © Niklas HALLE'N / AFP
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Quelques heures après l'annonce de la mort du prince Philip, vendredi, à l'âge de 99 ans, l'ancien ministre britannique des Affaires européennes, Denis MacShane, a réagi au micro d'Europe 1. Selon lui, la disparition de l'époux de la reine Elisabeth II marque une rupture dans la monarchie britannique.
INTERVIEW

"Ce n'est pas la mort soudaine de la princesse Diana, mais il y a de la tristesse", réagit Denis MacShane, ancien ministre britannique des affaires européennes, à propos de la mort du prince Philip, vendredi, à l'âge de 99 ans. "On espérait qu’il allait continuer jusqu’à son 100e anniversaire, mi-juin, mais il est parti", poursuit l'ancien ministre, précisant que le prince Philip avait été hospitalisé durant trois semaines. "C'est une certaine idée de l'Angleterre qui disparaît", selon lui.

Un homme "venu de nulle part"

Pour les Britanniques, la disparition du prince Philip va marquer une rupture dans la monarchie, estime Denis MacShane. "Il était combattant pendant la Seconde Guerre mondiale, puis il est venu de nulle part, on l'appelait 'Phil the Greek'", raconte l'ancien ministre. "Puis il a épousé une petite princesse".

Une petite princesse devenue reine, Elisabeth II, et dans l'ombre de laquelle il a dû, toute sa vie, se ranger. "Il devait accepter d'être toujours un mètre derrière sa femme, pour le reste de sa vie", poursuit Denis MacShane. "Lui et Sa Majesté ont été un couple avec des difficultés, mais qu'il ne fut jamais question de divorce, de séparation."

"Comme le reste du peuple"

Dépeignant un homme plein d'humour mais discret, Denis MacShane affirme par ailleurs que les funérailles du prince Philip seraient à son image. "On n'annonce pas de grandes funérailles d'État, ni de défilé de soldats à Londres", précise l'ancien ministre, qui rappelle que le Covid empêche de toute façon l'organisation d'événements d'ampleur. "Ce n'est pas forcément une mauvaise chose", conclue-t-il, "car il est comme le reste du peuple."

Europe 1
Par Pauline Rouquette