Le tourisme bat des records en Grèce : "Nous sommes débordés !"

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Sur cette plage proche d'Athènes, la vie est belle.
Sur cette plage proche d'Athènes, la vie est belle. © LOUISA GOULIAMAKI / AFP
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Les créanciers ont trouvé un accord afin que la Grèce quitte sa tutelle financière. Une bonne nouvelle de plus dans un pays où la croissance, grâce au tourisme, est de retour.

La Grèce prépare sa sortie du plan d'aide européen,  prévue le 20 août prochain. Quelque 300 milliards d’euros de prêts ont été accordés à la Grèce en contrepartie d'un plan d'austérité et de réforme drastique. Le Pays a toutefois renoué avec la croissance : 2,3% au 1er trimestre. Une croissance tirée essentiellement par le tourisme. Le pays bat chaque année de nouveaux records de visiteurs depuis 5 ans : plus de 30 millions de touristes sont attendus cette année, les agences de voyages sont débordées. Reportage à Athènes.

"On a déjà des demandes pour 2019". Le téléphone ne sonnait plus très souvent en 2011, pendant les émeutes, mais aujourd’hui, Kristos ne sait même plus comment gérer le flux d’appels. Il tient une agence de voyages et "pour 2019, alors qu’on a à peine commencé la saison 2018, on a déjà des demandes ! Nous sommes débordés, on a des difficultés à trouver des chambres, notamment".

"On double chaque année notre chiffre d’affaires". Le tourisme est désormais la meilleure opportunité pour sortir du chômage. Avant la crise, Tina était manageuse à la Fnac, avec un bon salaire et une voiture de fonction. Puis la Fnac a fermé, et elle a passé deux ans au chômage, avant de lancer sa propre agence de visites alternatives d’Athènes : "on double chaque année notre chiffre d’affaires. Jusqu’à l’année dernière, on était 2 ou 3 personnes. Cette année, on est 7. C’est un peu effrayant de voir qu’il y a plus de travail que ce que l’on peut absorber".

Tous les professionnels rencontrés assurent que les prix devraient rester stables. Il faut dire qu’ils ont déjà mécaniquement augmenté avec la hausse de la TVA de 24%. Une chambre qui coûtait 100 euros coûte donc maintenant 124 euros.

Europe 1
Par Carole Ferry, envoyée spéciale à Athènes