La Norvège a détecté d'infimes quantités d'iode radioactif près de la Russie

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L'explosion survenue sur une base d'essais de missiles avait fait cinq morts.
L'explosion survenue sur une base d'essais de missiles avait fait cinq morts. © Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
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Ces prélèvements ont été réalisés après l'explosion dans une base militaire russe, le 8 août. Le lien n'a pas été confirmé par les autorités norvégiennes.

Les autorités norvégiennes de sûreté nucléaire ont indiqué jeudi avoir détecté d'infimes quantités d'iode radioactif dans la région frontalière avec la Russie, dans les jours qui ont suivi une explosion sur une base militaire russe. Les échantillons concernés ont été collectés dans une station de filtrage d'air à Svanhovd, dans le nord du pays, à proximité immédiate de la frontière avec la Russie, du 9 au 12 août.

Le 10 août, l'agence nucléaire russe Rosatom avait fait état d'une explosion ayant fait cinq morts deux jours plus tôt sur une base de lancement de missiles dans la région d'Arkhangelsk dans le Grand Nord russe. "À l'heure actuelle, il n'est pas possible de déterminer si la dernière détection d'iode (radioactif) est liée à l'accident à Arkhangelsk", a souligné l'Autorité norvégienne de radioprotection et de sûreté nucléaire dans un communiqué. Selon elle, les stations de mesure norvégiennes détectent entre six et huit fois par an de l'iode radioactif dont "la source est généralement inconnue".

L'explosion liée aux tests de "nouveaux armements"

Immédiatement après l'accident, le ministère russe de la Défense avait exclu une contamination radioactive, évoquant des problèmes survenus au cours de l'essai d'un "moteur-fusée à ergols liquides". Mais la mairie d'une ville située près de la base avait dit avoir "enregistré une brève hausse de la radioactivité" avant de retirer sa publication. Les autorités russes ont depuis reconnu que l'accident était lié aux tests de "nouveaux armements".

Le taux de radioactivité après l'explosion a dépassé jusqu'à 16 fois le taux habituel, selon l'agence russe de météorologie, sans pour autant que ce taux présente un danger pour la santé. Selon Rosguidromet, les niveaux détectés après l'accident ont rapidement baissé pour revenir à la normale dans l'après-midi même.